Le conseiller bancaire reste la source d’information la plus fiable
Le conseiller bancaire reste la «source d’information la plus fiable» dans le cadre de la recherche d’un placement ou d’un produit financier, révèle une étude de Next Content réalisée pour le compte de la société canadienne CGI. «Il y a quatre ans, les robo-advisors étaient identifiés comme une solution révolutionnaire pour la gestion des investissements. Ils permettaient de vulgariser et simplifier l’accès aux services sur les marchés financiers. Aujourd’hui, on constate qu’il y a peu de confiance en ces systèmes identifiés comme des boites noires», explique Stéphane Houin, directeur des offres digitales pour les services financiers chez CGI.
Pour autant, 35% des Français connectés «pensent qu’un programme informatique peut se substituer au conseiller bancaire pour tout ou partie des recommandations qu’il est amené à formuler», pointe l’étude contre 30% il y a cinq ans. Certains individus aux revenus élevés peuvent avoir davantage confiance dans la technologie. «Ils sont conscients que les algorithmes sont très puissants et permettent la manipulation de volumes de données importants, ce que ne sait pas faire un humain à lui tout seul. Pour autant, ce que l’on observe, c’est une appétence de plus en plus forte pour des services proposant la combinaison des deux systèmes : technologiques et humains», indique Stéphane Houin. Une opinion qui diffère selon l'âge : 42% des moins de 35 ans pensent qu’un programme informatique peut se substituer à un conseiller bancaire contre seulement 20% pour les 65 ans et plus.
La moitié des Français connectés sont multibancarisés, 30% détenant au moins un compte dans une banque en ligne. Les Français connectés ont pour établissement principal une banque de réseau dans 93% des cas, 7% une banque en ligne. «Les banques en ligne sont devenues au fil des années la banque principale des clients multibancarisés. Par défaut en France, l’outil principal était une banque traditionnelle», explique Stéphane Houin. Par ailleurs, si moins d’un tiers des clients sont prêts à payer plus cher la prestation bancaire, «les Français veulent une vraie valeur ajoutée facilitant leur quotidien (aide à domicile, services de billetterie, etc.). Ils sont donc prêts à payer des services supplémentaires non financiers à configuration digitale».
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