La fintech Marie Quantier se lance dans l’assurance vie avec Suravenir
Marie Quantier voit plus grand avec Suravenir. Il y a un an, le jeune site de conseil financier lançait un compte-titre accessible à partir de 5.000 euros. Pour offrir un cadre fiscal plus attractif aux épargnants, la start-up a annoncé hier le lancement d’un contrat d’assurance vie géré par Suravenir, filiale du Crédit Mutuel Arkéa. Accessible dès 1.000 euros, il proposera une trentaine de fonds, principalement des ETF moins chers que les fonds de gestion active, ainsi qu’un fonds en euros, donc à capital garanti. Pour conserver son indépendance vis-à-vis de ses fournisseurs, Marie Quantier réfléchit à une autre assurance vie avec Generali, déjà partenaire de son concurrent Advize.
Grâce aux algorithmes de son robo-advisor, la fintech dresse le profil de risque de chaque épargnant, lui propose une allocation personnalisée, puis lui envoie des suggestions d’arbitrage deux à trois fois par an. Avec son agrément de conseiller en investissement financier, la société mise sur la gestion conseillée, contrairement à la gestion sous mandat de Yomoni qui vend aussi une assurance vie 100% ETF conçue avec Suravenir.
«Nos clients viennent chercher un coach, un guide, pas quelqu’un qui va faire à leur place, assure Mathieu Hamel, co-fondateur de Marie Quantier. On reste maître de la décision et tout le travail pénible est fait par la techno», ajoute cet ancien trader. Selon lui, «quinze minutes à une heure par an» suffisent pour gérer son épargne via le site, malgré la densité de l’interface client.
L’assurance vie de Marie Quantier est assortie de 0,6% de frais annuels et de 0,1% de frais d’arbitrage, contre 1,6% chez Yomoni. Mais il faut y ajouter une commission de performance de 5% et un abonnement de 5,90 euros par mois. Le site revendique près d’un millier de clients pour son compte-titres et moins de 10 millions d’euros d’encours. En assurance vie, « nous visons 1.500 à 2.000 clients sous douze mois », précise Nicolas Pierret, l’autre co-fondateur. « Le seuil de rentabilité sera atteint avec 15.000 clients, en tenant seulement compte des 70,80 euros d’abonnement annuel », ajoute-t-il. Soit un budget de fonctionnement d’un million d’euros par an pour cette jeune pousse qui comptera bientôt dix collaborateurs. Après avoir obtenu 1,5 million d’euros auprès de trois business angels, « nous souhaitons lever entre 3 et 5 millions d’euros dans les prochains mois», dévoile le dirigeant.
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