La Chine torpille le bitcoin
Les prix du bitcoin sont passés mercredi sous les 33.000 dollars, en baisse de 24 %, accentuantla correction à l’œuvre depuis plusieurs jours, après une sévère mise en garde des autorités de Pékin contre les cryptoactifs.
Les autorités chinoises ont interdit mardi soir aux institutions financières, dont les banques et les entreprises de paiements, de proposer à leurs clients tout service lié aux cryptomonnaies.
Une « grave atteinte à la sécurité »
Les activités spéculatives autour des cryptomonnaies « ont bondi » relèvent plusieurs fédérations professionnelles de la banque et d’internet dans un communiqué commun, publié sur le compte WeChat de la People’s Bank of China. Cette situation « porte gravement atteinte à la sécurité des biens des personnes et perturbe l’ordre économique mondial », ajoutent les signataires.
Pendant ce temps, Pékin continue à développer son propre projet de monnaie digitale de banque centrale, sous contrôle public.
Le bitcoin, dont les cours avaient frôlé un record de 65.000 dollars mi-avril sur fond de spéculation effrénée, a perdu près de 40% depuis. Il est coutumier de ces fortes variations à la hausse comme à la baisse.
Le changement de ton d’Elon Musk ce mois-ci a donné un signal de vente. Gourou de la « cryptosphère », le fondateur de Tesla a fait volte-face début mai en expliquant que le constructeur automobile n’accepterait plus de paiements en bitcoin, compte tenu de l’empreinte carbone de ce dernier.
Dans son dernier rapport de stabilité financière, publié ce mercredi, la Banque centrale européenne met également en garde contre l’exubérance entourant les cryptoactifs, même si « les risques pour la stabilité financière apparaissent limités ». « La volatilité de son prix rend le bitcoin risqué et spéculatif, tandis que son empreinte carbone exorbitante et son usage potentiel à des fins illicites sont des sujets de préoccupation », écrit la BCE.
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