JPMorgan compare le bitcoin à un « or numérique »
JPMorgan y croit : le bitcoin est en train de devenir un concurrent de l’or, et pourrait même atteindre une valeur de quelque 146.000 dollars (119.000 euros) s’il parvient à s’imposer comme une valeur refuge.
L’intérêt pour la plus importante cryptomonnaie au monde a explosé cette année, les investisseurs considérant le bitcoin comme une couverture contre l’inflation ainsi qu’un placement alternatif face à la dépréciation du dollar. Cette ruée vers le bitcoin l’a fait plus que tripler de valeur au cours des six derniers mois pour atteindre un record à 34.800 dollars (28.380 euros) le 2 janvier.
«La concurrence du bitcoin avec l’or a déjà commencé, à nos yeux», écrivent les stratèges de la banque d’investissement dans une note, citant les récents 7 milliards de dollars de flux sortants sur l’or et les plus de 3 milliards d’entrées de capitaux sur le Grayscale Bitcoin Trust.
Nouvelle ère
Cela pourrait annoncer une nouvelle ère pour cette monnaie numérique à la valeur très volatile, considérée pendant des années comme un jeu pour spéculateurs ou petits parieurs.
Le mouvement favorable pour le bitcoin pourrait être amplifié par l’arrivée des jeunes générations chez les investisseurs, plus sensibles à «l’or numérique» qu’aux traditionnels lingots, poursuivent-ils.
Avec une capitalisation boursière de 575 milliards de dollars, il faudrait que la valeur du bitcoin soit multipliée par près de cinq, à 146.000 dollars, pour atteindre la valeur de la richesse privée en or détenue en lingots, pièces ou fonds indiciels, estiment les experts de JPMorgan. Selon eux, ce potentiel de hausse dépend toutefois de la convergence de la volatilité du bitcoin avec celle de l’or à long terme.
Dans l’immédiat, «sans exclure la possibilité que la spéculation actuelle se propage encore et pousse le prix du bitcoin dans la région de 50.000-100.000 dollars du consensus, nous estimons que de tels niveaux de prix seraient insoutenables», nuancent les stratégistes de la banque américaine.
Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan, avait vivement critiqué le bitcoin en 2017, le comparant à une « fraude ». Il a depuis modéré sa position, alors que la banque américaine a lancé plusieurs initiatives dans l’univers des crypto-monnaies.
Plus d'articles du même thème
-
Fygr change de nom et part à la conquête des ETI
La fintech spécialisée dans la gestion de trésorerie devient Okimia. Elle lance deux nouveaux modules autour des paiements et des placements de trésorerie excédentaire. -
La Caisse du Québec investit dans une pépite du financement hypothécaire au Canada
L’institution québécoise s’est engagée auprès de Nesto, une jeune fintech canadienne spécialisée dans le financement hypothécaire. -
OTPP et GIC mènent un tour de série F de 750 millions de dollars dans Ramp
La fintech américaine spécialisée dans la gestion des dépenses d'entreprise boucle un tour de série F à 44 milliards de dollars de valorisation.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
TribunePas de souveraineté sans progrès partagé – par Stéphane Israël
Face à l’essor de l’intelligence artificielle et du numérique, la France doit choisir entre un isolement illusoire et une souveraineté fondée sur un progrès partagé et contrôlé au cœur de l’Europe -
Décrue« Les supertankers sont pleins à ras bord » : pourquoi les cours du brut rechutent
Contre toute attente, les cours du Brent ont déjà effacé la « prime de guerre » déclenchée par les premiers bombardements de l'Iran fin février, alors même que les tensions géopolitiques restent vives et que le détroit d’Ormuz demeure sous surveillance. -
Tourisme : la France, toujours pas la destination préférée des Français !
Le conflit au Moyen-Orient a enrayé la dynamique des réservations chez les voyagistes. La période estivale s'annonce moins lucrative et plus européenne