Le bitcoin a créé le concept de refuge volatil
En deux séances, le bitcoin a dépassé son précédent record et bondi de près de 20%, à plus de 23.000 dollars, portant sa hausse à 210% depuis janvier. Pour beaucoup, cette hausse diffère de la poussée de fièvre de 2017, car elle serait, cette fois, portée par les investisseurs institutionnels. «La communauté financière a accepté le bitcoin comme un actif», note Peter Kinsella, responsable de la stratégie sur les devises chez UBP. Le bitcoin est considéré, à l’instar de l’or, comme une réserve de valeur, car il a une quantité finie. «Les projecteurs se tournent vers cet actif, à mesure que les injections de liquidité par les banques centrales et les plans de soutien des gouvernements laissent entrevoir un possible débasement des monnaies fiduciaires», explique Mathieu Vaissié, associé chez Ginjer AM. A condition d’en accepter la volatilité : «Le bitcoin est une bonne illustration de corrélation avec les actifs refuges traditionnels mais avec une volatilité beacoup plus élevée», relève Peter Kinsella, qui l’explique par la faible liquidité. Au cours des dernières semaines, la corrélation avec l’or est instable. Le bitcoin a même accéléré sa hausse après que l’or a atteint son sommet, début août. Les stratégistes de JPMorgan relèvent que le principal fonds investi dans le bitcoin (Grayscale Bitcoin Trust) a enregistré 2 milliards de dollars de flux entrants depuis début octobre, quand les ETF or ont subi 7 milliards de sortie. La hausse du bitcoin est sans doute plus liée à la baisse du dollar.
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