Dix-neuf banques rejoignent le consortium européen Qivalis
Le tour de table s’est avéré concluant. Qivalis, le consortium bancaire européen réunissant douze banques, a annoncé, il y a quelques semaines, vouloir briguer de nouveaux partenaires bancaires à l’aube du lancement de son stablecoin euro - un jeton adossé à l’euro présent sur la blockchain -, prévu pour le second semestre 2026.
Selon le média spécialisé Blockstories, 19 banques européennes se sont « formellement engagées » à rejoindre le consortium. En France, le Crédit Mutuel et le groupe BPCE sont de la partie.
Le groupe bancaire est le premier en France à s'être lancé sur le trading de cryptoactifs avec son offre Hexarq, lancée en décembre. « Nous confirmons avoir des conversations en cours avec Qivalis et nous tiendrons au courant de ce sujet au début de l'été », indique-t-on du côté de BPCE.
31 banques au sein de Qivalis
ABN Amro, Helaba, Nordea Bank, et Erste Group font aussi partie des nouveaux entrants. Plusieurs banques espagnoles se lancent également : Bankinter, Abanca, Cecabank, Banco Sabadell et Kutxabank.
Avec ces 19 nouveaux membres, le nombre de banques présentes au sein de Qivalis monte à 31. Quatre autres banques seraient dans l’attente d’une dernière approbation en interne, selon le média spécialisé.
A son lancement en septembre 2025, Qivalis comptait neuf banques : Caixabank, ING, Banca Sella, KBC, Danske Bank, DekaBank, UniCredit, SEB et Raiffeisen Bank International. BNP Paribas, DZ Bank et BBVA ont rejoint dans un second temps.
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« A ce stade, nous parlons à tout le monde. Nous devons parler à tout le monde pour construire un réel écosystème autour du stablecoin en euros. Personne n’a encore conquis l’Europe et nous sommes tous intéressés pour faire fonctionner un stablecoin en euros », expliquait le CEO de Qivalis, Jan-Oliver Sell, à LAgefi en avril lors de la Paris Blockchain Week.
La licence en ligne de mire
L’Europe n’est peut-être pas encore séduite (99 % du marché des stablecoins est en dollars), mais l’EURC, le stablecoin de Circle atteint tout de même une capitalisation de plus de 360 millions d’euros. Les banques se lancent à la conquête de ce marché pour rattraper l’acteur américain.
Le Crédit Agricole a choisi de s’intégrer récemment à un autre consortium, Faro, pour lancer un stablecoin en dollars, tout en travaillant seul sur l'émission d’un stablecoin en euros. La filiale de la Société Générale, SG-Forge fait elle cavalier seul pour ses deux stablecoins, l’USD CoinVertible et l’EUR CoinVertible. La banque privée Oddo BHF a aussi lancé son stablecoin en euros toute seule, l’Eurod, dont la capitalisation plafonne à cinq millions d’euros.
« Si on regarde les émetteurs de stablecoins, beaucoup d’entre eux ont du mal à s’imposer. L’important est de créer un stablecoin en euros qui dispose d’une liquidité suffisante pour être utile à l'échelle institutionnelle », estime Jan-Oliver Sell.
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Reste que Qivalis doit obtenir son agrément d'établissement de monnaie électronique par la Banque centrale néerlandaise (DNB), pour opérer dans le cadre du règlement européen MiCA.« Il n’est pas aisé de donner une date maintenant : nous continuons à discuter avec l’autorité de régulation », affirmait Jan-Oliver Sell fin avril.
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