Worldline veut lever 500 millions d’euros pour financer son redressement
Le groupe a le soutien de ses principaux actionnaires, le Crédit Agricole, BNP Paribas et Bpifrance, qui s’engagent à souscrire à près de la moitié de cette augmentation de capital. Son action chute en Bourse.
Le spécialiste des paiements électroniques Worldline a annoncé jeudi un nouveau plan stratégique à l’horizon 2030 pour accélérer sa croissance et restaurer sa génération de flux de trésorerie. Ce plan est marqué par un projet d’augmentation de capital de 500 millions d’euros.
Worldline prévoit une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires d’environ 4% sur 2027-2030, avec une accélération progressive et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 1 milliard d’euros d’Ebitda, dans le cadre de ce plan baptisé «North Star 2030».
Le groupe prévoit un retour à une génération de flux de trésorerie disponible dès 2027 et une génération de flux de trésorerie disponible de 300 à 350 millions d’euros d’ici 2030.
Soutien des grands actionnaires
Worldline envisage également une augmentation de capital de 500 millions d’euros, soutenue par ses actionnaires stratégiques, soit Bpifrance, Crédit Agricole SA et BNP Paribas.
Elle sera réalisée en deux temps. D’abord une augmentation de capital réservée d’environ 110 millions d’euros à un prix par action de 2,75 euros par titre, qui serait souscrite par Bpifrance, Crédit Agricole SA et BNP Paribas.
Puis, une d’une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) d’un montant d’environ 390 millions d’euros ouverte à tous les actionnaires à la quote-part de leur participation. Les Investisseurs de référence mentionnés se sont engagés à souscrire à hauteur d’environ 135 millions à l’augmentation de capital avec DPS.
Par ailleurs, Altenia Capital (contrôlé par Nextstone Capital), qui détient 5,2% du capital de Worldline, a exprimé son soutien à l’augmentation de capital envisagée.
A l’issue de l’augmentation de capital réservée, Bpifrance détiendrait une participation de 9,6% du capital, Crédit Agricole SA 9,5% et BNP Paribas 7,9%.
Enfin, Worldline a ajusté à la baisse ses objectifs 2026. L’Ebitda ajusté 2026 devrait être légèrement inférieur au bas de la fourchette prévisionnelle de 2025. Le flux de trésorerie disponible en 2026 devrait se situer autour du bas de la fourchette prévisionnelle de 2025.
En réaction à ces annonces, le titre Worldline chutait de plus de 6% jeudi matin à la Bourse de Paris. Les objectifs du plan North Star 2030 sont jugés «peu séduisants, tant sur le volet de la croissance que de la rentabilité et de la génération de flux de trésorerie» par Invest Securities qui fait par ailleurs remarquer que l’augmentation de capital «risque de s’avérer particulièrement dilutif au regard d’une capitalisation boursière tombée à 583 millions d’euros».
L'acteur du paiement renforce ses pions dans l'intelligence artificielle pour se préparer à la révolution du commerce agentique. L'acquisition est estimée à plus de 7 milliards de dollars.
Malgré un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, le spécialiste des paiements fractionnés réduit ses prévisions pour 2026. L’action plonge de plus de 20%.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le leader de Place publique a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle, ce dimanche soir au 20 heures de TF1. Avant de partir à la conquête de l’Elysée, il devra déjouer les manœuvres de ses faux amis socialistes.
Invité à l'université d'été de La France insoumise, le banquier d'affaires s'est affiché comme la caution du programme économique de Jean-Luc Mélenchon, sur la dette notamment
Leaders patronaux et syndicaux veulent se voir pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser