Worldline se valorisera jusqu'à 2,4 milliards d’euros grâce à la Bourse
L’introduction en Bourse de 25% à 30% du capital de Worldline, lancée hier, comprendra une offre à prix ouvert destinée aux personnes physiques et un placement global pour les institutionnels. Coordonnée par Deutsche Bank et Goldman Sachs, aidés de BoA Merrill Lynch, Barclays, BNP Paribas et la Société Générale, l’opération aura une taille initiale d’environ 610 millions d’euros, dont près de 42% proviendront d’actions nouvelles et un peu plus de 58% de titres cédés par sa maison-mère Atos.
Avec un prix unitaire indicatif compris entre 16,40 et 20 euros, la valeur d’entreprise du spécialiste des paiements électroniques, conseillé par Rothschild, ressortira entre 2 et 2,4 milliards d’euros, un niveau conforme aux attentes. Sur la base du point médian de la fourchette de prix, l’option de surallocation représentera au plus «15% de la taille initiale de l’offre». La fixation du prix définitif est attendue le 26 juin avant une première cotation le lendemain sur le compartiment A d’Euronext Paris, le règlement-livraison ayant lieu le 1er juillet.
La dette nette du groupe à fin 2013 s’élevait à 99,6 millions d’euros, soit 29,7% de ses capitaux propres. Entre 50% et 60% du produit net des titres nouvellement émis seront affectés au remboursement des emprunts contractés auprès d’Atos, le reste des actions nouvelles servant à sa croissance organique et externe. Worldline veut consacrer jusqu’à un milliard d’euros à des acquisitions en Europe, a précisé son directeur général Gilles Grapinet, en ajoutant que ces transactions «seront financées par endettement et si nécessaire par une augmentation de capital». Les segments visés concernent les transactions bancaires, où l’atteinte d’une taille critique peut rapidement générer des économies de coûts, ainsi que les services aux commerçants.
Revendiquant le leadership européen dans les services de paiement devant le nordique Nets, le britannique WorldPay, le suisse ConCardis et le français Ingenico, le groupe prévoit sur la période 2014-2017 une croissance organique de son chiffre d’affaires de 5% à 7% par an. Il anticipe à l’horizon 2017 une hausse de 250 points de base de sa marge opérationnelle par rapport aux 18,2% de l’an dernier, ainsi qu’un flux de trésorerie disponible «d’environ 180 millions d’euros».
Gilles Grapinet restera directeur général adjoint d’Atos pendant une période de transition de dix-huit mois avant de se consacrer entièrement à Worldline.
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