Vodafone est rattrapé par la contraction de ses marchés en Europe
Vodafone a vu sa croissance organique chuter pour le premier trimestre de son exercice à fin juin. Un ralentissement inattendu des marchés émergents s’est ajouté aux médiocres performances en Espagne, en Italie et en Grande-Bretagne.
Le premier opérateur mobile mondial par le chiffre d’affaires a publié vendredi un chiffre d’affaires des services de 9,98 milliards de livres au premier trimestre, correspondant à une croissance organique annuelle de 0,6%, alors que le consensus Reuters donnait 0,9%. Au quatrième trimestre de l’exercice 2011-2012, la croissance organique avait été de 2,3%. En Europe, la croissance organique a été négative, de 1,6%, tandis que dans les marchés émergents, elle a atteint 6,1%.
La croissance dans les émergents avait amorti l’impact de la faiblesse des marchés en Europe au cours des deux dernières années, mais, cette fois-ci, le marché indien, élément clé de la stratégie de Vodafone, a montré quelques signes de ralentissement au cours des trois derniers mois. Le groupe a précisé que la zone émergente avait été affectée par l’inclusion de l’Australie, qui a souffert ces derniers temps, ainsi que de changements dans la réglementation et dans les méthodes de vente des paquets de données en Inde.
«L'élément significatif de ces résultats est que les marchés émergents ne suffisent plus à rattraper les mauvaises performances sur les marchés européens de Vodafone», souligne Emeka Obiodu, spécialiste des télécoms pour le bureau d’analyse Ovum, cité par Reuters. La baisse des revenus est de 7,7% en Italie et au Portugal, de 8,3% en Grèce et de 10% en Espagne, tandis que le Royaume-Uni se contracte de 0,8% et que l’Inde croît de 16%.
Affecté aussi par des effets de change liés à la vigueur de la livre, Vodafone a néanmoins confirmé son objectif de croissance annuelle et sa volonté de continuer à réduire ses coûts. «Il est clair que les consommateurs et les entreprises restent nerveux sur de nombreux territoires, a indiqué le directeur financier du groupe, Andy Halford. Mon sentiment est que nous devrions nous préparer à quelques trimestres qui devraient être raisonnablement difficiles.»
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