Vinci balise le plan de succession de Xavier Huillard
Ca n’est pas la nomination officielle d’un dauphin mais ça y ressemble. Vinci a annoncé lundi la nomination de Pierre Anjolras au poste de directeur général opérationnel.
Jusque-là président de Vinci Construction, il sera rattaché à Xavier Huillard, le PDG de Vinci, et aura pour mission de superviser les activités opérationnelles du groupe dans ses différents secteurs d’activité, a indiqué le groupe de construction et de concessions dans un communiqué.
Vinci a précisé que cette nomination constituait la première étape de la mise en œuvre du plan de succession de Xavier Huillard, dont le mandat de directeur général prendra fin en 2025 à l’issue de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2024.
Chez Vinci, le comité des nominations et de la gouvernance est décisif pour la désignation ou la succession des dirigeants mandataires sociaux. Il est présidé par Yannick Assouad, directrice générale adjointe de Thales, et compte quatre autres membres : Benoît Bazin, directeur général de Saint-Gobain, Claude Laruelle, directeur général adjoint de Veolia, Marie-Christine Lombard, président du directoire de Geodis et Dominique Muller, administratrice représentant les salariés actionnaires de Vinci.
Xavier Huillard toujours président
«Cette annonce est positive car elle lève l’incertitude sur la succession de Xavier Huillard, Pierre Anjolras étant en effet quasi officiellement nommé prochain directeur général de Vinci», commente un analyste parisien.
Né en 1966, Pierre Anjolras est diplômé de Polytechnique et ingénieur des Ponts et Chaussées. Il voyait son nom revenir avec régularité comme probable dauphin de Xavier Huillard, un statut qu’il partageait avec Nicolas Notebaert, le directeur général de Vinci Concessions, également X-Ponts et Chaussées.
Pierre Anjolras est entré chez Vinci en 1999 en tant que directeur régional de Sogea Sud-Ouest. Il occupe plusieurs fonctions de directions chez Cofiroute, ASF puis Eurovia avant d'être nommé président de Vinci Construction en 2021.
«Pierre Anjolras connaît parfaitement le groupe pour être passé par les autoroutes et à la construction. C’est le patron de Vinci Construction, qui représente encore environ 40% du chiffre d’affaires de la société», souligne l’analyste, en ajoutant que cet ingénieur X-Ponts «correspond parfaitement à l’ADN de Vinci».
Le géant du BTP comptait déjà deux directeurs généraux adjoints, Pierre Copey qui est également président de Vinci Autoroutes, et Christian Labeyrie, également directeur financier. Dans l’onglet «équipe de direction» sur le site Internet du groupe, Pierre Anjolras est placé juste en dessous de Xavier Huillard et au-dessus de ces deux DG adjoints.
Xavier Huillard, qui aura 70 ans en juin 2024 et est PDG de Vinci depuis 2010, quittera son poste de directeur général à l’issue de l’assemblée générale prévue le 17 avril 2025.
Les statuts de Vinci fixent une limite d'âge de 70 ans pour le mandat de directeur général et de 75 ans pour celui d’administrateur. Xavier Huillard conserva sa fonction d’administrateur et pourrait rester président de Vinci à l’issue de l’assemblée générale 2025 puisque ce mandat s’achève un an plus tard, après l’AG 2026.
A lire aussi : Vinci étoffe son maillage aéroportuaire européen
Plus d'articles du même thème
-
Les entreprises se préparent au casse-tête de la transparence des salaires
Alors que le projet de loi transposant, avec retard, la directive européenne sur la transparence des salaires devrait être discuté au Parlement dans les prochains mois, sa mise en œuvre suscite de nombreuses interrogations. -
BNP Paribas étend sa relation avec Proxymity pour ses services dédiés aux AG
BNP Paribas va proposer la solution de vote électronique aux assemblées générales de Proxymity à ses clients en conservation globale sur plusieurs continents dont l'Europe. -
Donald Trump nomme Jay Clayton à la tête d’un groupe de travail sur l’IA
Le président américain a nommé son actuel directeur du renseignement national pour codiriger un groupe de travail de la Maison-Blanche sur l'intelligence artificielle, en plein débat sur les risques qu'elle présente pour la sécurité.
ETF à la Une
Schroders crée le poste de responsable du développement ETF pour la France, la Belgique et le Luxembourg
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
« Moins de pétrole, c’est plus d’agricole ! »
Les biocarburants représentent déjà 10 % des énergies renouvelables consommées et autour de 8 % de nos carburants routiers -
Poison lent« Certains paniquent » : au RN, les craintes en interne de l’affaire Bardella sur la campagne présidentielle
Le RN fait bloc derrière Jordan Bardella face aux accusations d’antisémitisme. Mais les révélations successives et certains doutes, exprimés en coulisses, pourraient avoir des conséquences en interne -
Choix publicsLa France veut changer, mais son modèle social l’en empêche
« La solution réside probablement dans un mouvement d’ensemble ; non en modifiant marginalement un paramètre ici et un autre ailleurs, mais en engageant une profonde transformation »