« Verallia ne s’interdit pas de regarder des acquisitions en Inde »

Eric Placidet, directeur financier du pôle conditionnement de Saint-Gobain, revient pour « L’Agefi » sur les perspectives de l’activité
Bruno de Roulhac

L’Agefi : Après votre entrée en Bourse, comptez-vous faire appel rapidement au marché ?

Eric Placidet : Les perspectives de croissance que nous avons indiquées au marché ne le nécessitent nullement. Nous allons mettre en place un crédit syndiqué de 2,2 milliards d’euros, constitué d’une tranche A de 800 millions d’euros de maturité trois ans, d’une tranche B de 800 millions d’euros de maturité initiale de trois ans, pouvant être prolongée deux fois d’un an à l’option des prêteurs, et d’un crédit renouvelable de 600 millions d’euros de maturité de cinq ans. Ce financement et notre forte capacité de génération de trésorerie nous permettra de couvrir notre BFR, nos investissements, notre croissance organique et nos acquisitions ciblées. Nous avons les moyens financiers de notre développement.

Comment voyez-vous évoluer votre endettement?

Dans le cadre d’une éventuelle introduction en bourse, notre endettement net serait d’environ 1,8 milliard d’euros, avec un ratio dette nette sur Ebitda de 2,5 environ en fin d’année. Ce ratio nous permet d’avoir une notation investment grade et devrait s’améliorer dès 2012 avec la croissance estimée de notre Ebitda.

Quelle enveloppe d’investissement vous fixez-vous?

Notre objectif de capex est de maintenir un niveau maximum de 300 millions par an sur les deux prochaines années. Ces investissements couvrent tant la maintenance – nos 96 fours dans le monde ont une durée de vie moyenne de l’ordre de dix ans – que la flexibilité. Ils comprennent également la création de capacités supplémentaires programmées en Amérique du Sud notamment.

Et en termes de croissance externe?

Les marchés émergents, où nous réalisons actuellement 12% de notre production, constituent notre cible prioritaire. Nous avons l’ambition d’y réaliser des acquisitions de façon ciblée et profitable. Par exemple, nous n’avons pas l’intention dans l’immédiat d’aller sur un marché comme la Chine, parce qu’il est essentiellement un marché de «commodité», qui n’entre donc pas dans notre stratégie globale. En revanche, nous ne nous interdisons pas de regarder en Inde, parce que nous voulons y accompagner certains de nos clients, en particulier des producteurs de spiritueux. Dans tous les cas, ces investissements obéiront à des règles strictes d’évaluation.

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