Veolia Transdev n’entrera pas en bourse avant l’année 2012

Veolia et la CDC souhaitent d’abord mettre en œuvre les synergies attendues du rapprochement de leurs groupes de transport en commun
Olivier Pinaud

Veolia Transdev a bien vocation à entrer en Bourse. Mais pas avant 2012. Les dirigeants de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts (CDC) l’ont officiellement confirmé vendredi, lors de la finalisation de l’accord de rapprochement de leurs filiales de transports en commun. Antoine Frérot, le PDG de Veolia Environnement, a indiqué que deux conditions devront être remplies pour permettre cette mise en Bourse. D’une part, et c’est une évidence, «que les conditions de marché soient favorables». Mais surtout, que «les synergies se mettent en place le plus rapidement possible, avant la fin de l’année 2011. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons simplifié la gouvernance de Veolia Transdev», a indiqué vendredi le PDG de Veolia Environnement. Les synergies de coûts sont estimées à environ 70 millions d’euros par an.

Initialement, Veolia Transdev, devait être dirigé à parité, avec deux directeurs généraux, l’un venant de Veolia (Cyrille du Peloux), l’autre de Transdev (Joël Lebreton). Mais début février, les deux partenaires ont renoncé à ce partage des rôles et ont désigné Jérôme Gallot, président de CDC Entreprises, comme seul directeur général du nouvel ensemble (L’Agefi du 8 février 2011). La gestion à parité avait en effet largement contribué à ralentir l’avancée d’un processus de rapprochement engagé dès mai 2010.

Si les deux groupes n’en sont pas encore à réfléchir aux modalités de l’introduction en Bourse, celle-ci sera accompagnée d’une augmentation de capital dont le montant dépendra du plan de développement élaborée par la direction. En 2010, la capacité d’autofinancement de Veolia Transdev s’est établie à 498 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires pro forma de 7,97 milliards d’euros en 2010. La nouvelle structure portait une dette nette de 1,847 milliard.

Lors de l’annonce de leur rapprochement, en mai 2010, la valeur d’entreprise des deux actifs avait été arrêtée à un niveau de 7,4 fois le résultat opérationnel 2009, soit 3,7 milliards d’euros. Depuis, cette valorisation théorique n’a pas évolué, les résultats opérationnels de Veolia Transport et de Transdev étant restés stables en 2010.

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