Veolia poursuit la rationalisation de son portefeuille d’actifs

Le groupe vient de céder sa participation de 65% dans le danois Marius Pedersen pour 240 millions d’euros. Un produit qui viendra réduire la dette
Bruno de Roulhac

Même après avoir réalisé 5 milliards d’euros de cessions sur les deux derniers exercices, Veolia poursuit son programme de désinvestissements. Le groupe de services aux collectivités vient de céder sa participation de 65% dans le groupe danois Marius Pedersen, spécialiste de la gestion et du traitement de déchets solides au Danemark, en République tchèque et en Slovaquie, à La Fondation Marius Pedersen, qui en détenait déjà 35%.

Fin février lors de la présentation des résultats annuels, Antoine Frérot, PDG de Veolia, avait précisé qu’il n’attendait plus de cessions significatives, en dehors de sa participation de 50% dans Transdev, la dette du groupe étant retombée à un niveau «soutenable». Fin 2013, le groupe affichait une dette financière nette de 8,2 milliards d’euros, soit un levier ajusté de 2,5 fois, contre 3,3 fois un an plus tôt.

La vente des 65% de Marius Perdersen pour 240 millions d’euros, répond à une politique d’arbitrage d’actifs classique et contribuera à la réduction de la dette de Veolia, à hauteur de ce même montant. Cette opération «s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement de Veolia et de son recentrage géographique dans des régions où le groupe peut apporter une plus haute valeur ajoutée à ses clients et parties prenantes», précise le spécialiste de la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie. Veolia n’est plus actif que dans 45 pays, contre plus de 70 en 2011. «Cela nous rappelle combien Veolia pourrait céder ses petites participations dans le cadre de sa stratégie de rationalisation et de recentrage», note CreditSights.

En revanche, Veolia s’est refusé à commenter la décision de municipalités marocaines de bloquer le projet de cession des activités concédées au Maroc du groupe français. Cette vente au fonds Actis pour 370 millions d’euros avait été annoncée en mars 2013. Dans ce genre d’opération, les villes ont toujours à donner leur avis sur le changement de concessionnaire. Un conseiller municipal de Rabat invoque des «promesses non tenues» par Veolia, sur des investissements de 151 millions d’euros prévus entre 2002 et 2012 qui n’auraient pas été réalisés.

Pour cette année, Veolia table sur une hausse «significative» du chiffre d’affaires, du résultat opérationnel et du bénéfice net récurrent et vise une croissance de 10% de sa capacité d’autofinancement opérationnelle.

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