Valeant relève de 21% la part en numéraire de son offre sur Allergan
Valeant n’a pas tardé pour repasser à l’offensive. Un peu plus de deux semaines après le rejet de son offre non sollicitée sur l’américain Allergan, le laboratoire canadien a relevé de 10 dollars par titre la part en numéraire qu’il serait prêt à débourser pour s’emparer du fabricant de l’antirides Botox. Il propose désormais 58,30 dollars par action Allergan en cash, ce qui représente une hausse de 21% par rapport à sa proposition antérieure sur ce même critère. La composante en actions reste de son côté identique, à 0,83 action Valeant par titre Allergan.
Au total, les actionnaires du groupe californien obtiendront un prix unitaire correspondant à 166,16 dollars, plus un certificat de valeur conditionnelle (CVR) de 25 dollars pour chaque action détenue. La proposition initiale annoncée le 22 avril, qui n’incluait aucun CVR, équivalait à 152,89 dollars par action. Ce CVR a été mis en place afin que les actionnaires d’Allergan puissent participer au succès éventuel du Darpin, médicament contre la dégénérescence maculaire actuellement en phase expérimentale. Il sera versé si ce candidat médicament atteint son objectif de ventes de 20 milliards de dollars dans les dix ans qui suivront sa commercialisation.
L’offre améliorée valorise la cible 49,4 milliards de dollars (36,3 milliards d’euros) sur la base des cours actuels, contre 45,7 milliards précédemment. En cas de succès, la transaction éclipserait donc encore davantage le rachat l’an dernier par Valeant du spécialiste des produits ophtalmiques Bausch & Lomb pour 8,7 milliards de dollars. «Au cours des dernières semaines, nous avons rencontré et attentivement écouté plusieurs actionnaires d’Allergan», indique Valeant dans une lettre adressée à David Pyott, directeur général du laboratoire américain, en ajoutant que l’offre révisée «se fonde sur les commentaires spécifiques reçus à l’occasion de ces discussions».
Allergan a réagi en indiquant mercredi qu’il allait étudier la nouvelle offre, ajoutant que les investisseurs n’étaient pas obligés de se prononcer à ce stade. Comme le relève Vamil Divan, analyste chez Credit Suisse à New York, l’offre révisée «se situe encore en dessous du minimum de 180 dollars souhaité par les investisseurs». Le groupe américain avait auparavant essayé de défendre son indépendance en déclarant notamment que le rythme de croissance organique de son concurrent canadien était surestimé.
Plus d'articles du même thème
-
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus. -
Good Value for Money anticipe un taux moyen de 2,90% pour les fonds en euros en 2026
Dopés par la hausse des taux obligataires, les fonds en euros devraient offrir un rendement moyen proche de 3% en 2026 et creuser encore plus l'écart avec le Livret A.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable