Un tiers des dirigeants de valeurs moyennes ne touchent pas de bonus
Loin des sommets atteints dans certaines sociétés du CAC 40, la rémunération médiane des dirigeants des valeurs moyennes reste globalement stable à 366.000 euros, constate la sixième édition de l’observatoire ATH réalisée sur 154 sociétés cotées (hors secteur financier et CAC 40), soit 401 dirigeants. La médiane des rémunérations totales (hors attribution d’actions et options) s’établit à 566.000 euros (-2%) sur le compartiment A, 343.000 (-4%) sur le compartiment B, et 228.000 (+5%) sur le compartiment C, alors que la moyenne ressort à 2,25 millions (-3%) pour le CAC 40.
Signe de cette modération, seuls 18% des dirigeants ont une rémunération supérieure à vingt fois la rémunération moyenne des salariés de leur société (seuil correspondant au plafond de 450.000 euros fixé par l’Etat pour la rémunération des dirigeants d’entreprises publiques). Une proportion qui monte toutefois à 76% sur le compartiment A. Cette rémunération est composée essentiellement d’un salaire fixe (de 192.000 euros dans le compartiment C à 473.000 euros dans le compartiment A). Seuls deux tiers des dirigeants perçoivent une part variable, qui pèse environ 70% du fixe dans le compartiment A, 46% dans le B et 35% dans le C. La transparence sur les critères d’attribution de ces bonus peut encore être améliorée, les sociétés s’abritant encore trop facilement derrière la confidentialité des données, explique Olivier Maurin, coauteur de l’étude.
Avec notamment la hausse de la fiscalité, seuls 23% des dirigeants bénéficient encore d’attribution d’options ou d’actions, contre 30% en 2008. Quant aux rémunérations différées, elles restent l’exception: 28% des dirigeants bénéficient d’une indemnité de départ (52% dans le compartiment A), 26% de retraite supplémentaires (1 sur 2 dans le compartiment A) et 17% d’une indemnité de non-concurrence.
ATH s’est également penché sur la place des femmes, qui ne représentent toujours que 7% des dirigeants mandataires sociaux et ne touchent que 69% de la rémunération des dirigeants hommes. Le panel ne comprend qu’une présidente non exécutif et trois directrices générales.
Par ailleurs, ATH constate que les 10 entreprises introduites sur le compartiment C depuis début 2013, affichent en moyenne des rémunérations inférieures à celles du compartiment. L’étude de ce nouvel indicateur dans la durée permettra de voir si une entrée en Bourse influe sur la politique de rémunération.
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