Twitter profite de l’apaisement avec ses actionnaires pour lever 1,5 milliard de dollars
Arrivé de chez Goldman Sachs avant l’été, Anthony Noto, le nouveau directeur financier de Twitter, n’a pas mis longtemps à mettre sa patte sur la politique financière du groupe. Moins d’un an après son introduction en Bourse, opération dirigée à l’époque par Goldman Sachs et son banquier Anthony Noto, le site internet va lever 1,3 milliard de dollars via l’émission d’obligations convertibles. Le montant pourrait être augmenté de 200 millions de dollars. En novembre 2013, pour son IPO, Twitter avait levé 1,82 milliard de dollars.
Le groupe est resté discret sur les modalités de cette première émission de dette convertible, précisant simplement que l’opération est divisée en deux tranches égales de 650 millions de dollars chacune. La première arrivera à maturité en 2019, la seconde en 2021. Les titres sont vendus par placement privé. Goldman Sachs et Morgan Stanley arrangeraient l’opération, selon Bloomberg.
En choisissant l’option des obligations convertibles plutôt qu’une émission d’actions nouvelles, Twitter cherche à préserver ses actionnaires avec lesquels les relations ont parfois été orageuses depuis l’IPO. Après une envolée de 180% en à peine 2 mois par rapport au prix d’introduction en Bourse de 26 dollars, le cours avait rechuté de 58% en début d’année à l’annonce d’un ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires. Depuis, le directeur général Dick Costolo a recollé les morceaux avec les actionnaires en annonçant en juillet dernier une reprise de la croissance. Le cours avait rebondi de 20% dans la journée. L’arrivée d’Anthony Noto à la direction financière a également contribué à rassurer les investisseurs sur le comportement «amical» de Twiter envers le marché.
Twitter profite aussi de l’abondance de liquidités actuelle pour accroître ses ressources. Fin juin, le groupe fondé par Jack Dorsey et Evan Williams, disposait déjà de 2,1 milliards de dollars de disponibilités. Le site internet a précisé que l’émission de convertibles servira à financer ses «besoins généraux» sans plus de précision. Mais les analystes s’attendent à ce qu’elle soit déployée dans des acquisitions pour nourrir la croissance et le développement de nouvelles solutions technologiques.
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs de référence comptent de plus en plus lors des introductions en Bourse
Leur présence explique en partie le choix des offres à prix fixe pour quatre des cinq opérations de 2026. Si les parcours boursiers sont difficiles pour quatre des cinq IPO, cela ne devrait pas décourager les postulants à la Bourse. -
Deux énergéticiens renoncent à leur alliance dans la péninsule ibérique
Le portugais Galp Energia et l’espagnol Moeve (ex-Cepsa) n’ont pas réussi à s’entendre pour créer deux coentreprises dans le raffinage et la distribution d’hydrocarbures. -
EXCLUSIFL’AMF entend clarifier le cadre juridique des club deals immobiliers
L’Autorité des marchés financiers entend préciser, dans une doctrine dédiée, les critères permettant de distinguer les club deals régulés ou relevant de la catégorie des « autres FIA » de ceux pouvant conserver leur statut non régulé.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
La Suède dans l’impasse après les échecs du centre et des socio-démocrates à former un gouvernement
Le Parti du centre a annoncé qu’il n’était pas parvenu à conclure un accord de gouvernement, plus d’un mois après des élections législatives très serrées. -
Sur un fil17 octobre : à l'Assemblée nationale, une commission d'enquête déjà en sursis
La commission d’enquête sur les violences des 17 et 18 octobre est déjà au bord de l’échec, une semaine à peine après son lancement. En contestant la répartition des postes de rapporteurs, le RN boycotte les travaux et contraint l’Assemblée à chercher une issue en urgence -
Bulletin« Tant qu’on ne dira pas aux lycéens que tout ne leur est pas accessible, ils se prendront la porte du réel »
Pour Pierre Mathiot, artisan de la réforme du lycée, l'accès à l'enseignement supérieur doit se jouer avant tout sur les résultats scolaires