Quelques heures après un tweet du Président élu dénonçant la production de modèles GM au Mexique, Ford a annulé la construction d’une usine.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bastien Bouchaud
Le siège de General Motors à Detroit
-
L’interventionnisme économique de Donald Trump semble apporter de premiers résultats. Quelques heures après que le président élu s’en est pris à General Motors qui produit au Mexique certains de ses modèles vendus aux Etats-Unis, Ford a annoncé renoncer à construire une usine d’assemblage dans la région de San Luis Potosi, un investissement de 1,6 milliard de dollars (1,53 milliard d’euros). Le projet annoncé en avril dernier avait fait l’objet de vives critiques de la part de Donald Trump durant la campagne. A la place, le deuxième constructeur automobile américain a annoncé un investissement de 700 millions de dollars et la création de 700 emplois dans son usine de Flat Rock, dans le Michigan, pour y développer des véhicules autonomes, hybrides et électriques.
Chute de la devise mexicaine
Mark Fields, le directeur général de Ford, a assuré que cette décision avait été prise en raison de la baisse de la demande pour les petites voitures en Amérique du Nord et non en raison de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Pour autant, il a apporté son soutien aux projets d’allègements fiscaux et réglementaires défendus par Donald Trump et le Congrès à majorité républicaine, qu’il juge «favorables à la croissance». «C’est un vote de confiance pour le président élu Trump et certaines politiques qu’il pourrait mettre en œuvre.»
L’annonce de la décision de Ford a fait chuter la devise mexicaine, qui a perdu 1,8% face au billet vert, à plus de 21,1 pesos pour un dollar. L’action de la Kansas City Southern, spécialisée dans le fret ferroviaire entre le Mexique et les Etats-Unis, a chuté quant à elle de près de 4,8%. Le ministre de l’Economie mexicain a dit regretter la décision de Ford, sans s’attendre à ce que d’autres suivent son exemple. Les sociétés prises à partie par Trump n’ont pour autant pas forcément les moyens de répliquer. «Vous allez perdre», souligne Joe Watkins, un consultant républicain ancien conseiller de George Bush père. «Il peut vous garder en tête des actualités avec un simple tweet, pourquoi se battre ?»
Accusé par Trump de vendre aux Etats-Unis des voitures Chevrolet Cruze produites au Mexique et menacé d’une «lourde taxe frontalière», General Motors a choisi de se défendre. Peu avant l’annonce de Ford, le constructeur a précisé avoir vendu 190.000 berlines Cruze aux Etats-Unis en 2016 dont environ 185.500 assemblées à Lordstown (Ohio) et 4.500 modèles cinq-portes ayant été fabriqués au Mexique.
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros.
Les ventes trimestrielles de Tesla ont nettement dépassé les attentes, tandis que Rivian a relevé ses prévisions de livraisons pour l’ensemble de l’année.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli
La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante