Total prévoit encore 5 milliards de dollars de cessions d’actifs cette année

Après la vente de Cepsa, le groupe négocie la cession de la raffinerie de Lindsey. Il aura vendu tous ses titres Sanofi-Aventis en 2012
Olivier Pinaud

L’annonce, vendredi, du projet d’OPA partielle sur le groupe de solaire américain SunPower (L’Agefi du 29 avril) ne marque pas une entorse à la politique financière stricte de Total. Si le groupe pétrolier venait à réaliser d’autres acquisitions dans les prochains mois, celles-ci seraient financées par des cessions d’actifs. En début d’année, la major a déjà cédé sa participation au capital de l’espagnol Cepsa pour un montant de 5 milliards de dollars, ce qui lui a permis de se renforcer chez Novatek. Total prévoit de multiplier la somme des cessions par deux d’ici à la fin 2011.

Patrick de la Chevardière, le directeur financier de Total, indique que le groupe a «signé une période d’exclusivité d’un mois avec un acheteur» pour la raffinerie britannique de Lindsey. «Nous espérons être en mesure de finaliser une transaction dans un à deux mois, mais il n’y a aucune garantie», précise-t-il. Une partie des 5 milliards de dollars que le pétrolier compte encore récolter devrait provenir de la vente de titres Sanofi-Aventis. Total vient de franchir en baisse le seuil des 5% du capital. Il ne détient plus que 4,99% du capital du groupe pharmaceutique, contre 6,2% à fin mars. Une participation valorisée 3,5 milliards d’euros au cours actuels de Sanofi-Aventis. Cette part résiduelle sera vendue au fil de l’eau tout au long de 2011 et de 2012.

Cette politique «cessions contre acquisitions» doit permettre au groupe de préserver son enveloppe d’investissements consacrés à la production. Selon Patrick de la Chevardière, les dépenses nettes d’investissement du groupe devraient varier entre 20 et 23 milliards de dollars par an au cours des prochaines années. Total compte ainsi conserver sa petite avance sur ses concurrents européens, Shell et BP. Car si la production de Total a plié de 2,3% à 2,371 millions de barils équivalent pétrole par jour au premier trimestre, c’est mieux que les baisses de 3% et de 11% encaissées par Shell et BP. Total fournira des précisions sur ses objectifs de production en septembre. Ceux-ci intégreront la contribution de Novatek.

Enfin, en agissant ainsi, la direction de Total estime «avoir de la marge pour augmenter le dividende». Mais Patrick de la Chevardière a précisé que la décision dépendra de l’évolution des cours du pétrole et du niveau auquel il se stabilisera.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...