TNT Express mise sur l’Europe pour tenter d’aiguiser l’appétit de ses prétendants
Dans la partie de poker ayant pour enjeu le contrôle de TNT Express, United Parcel Service (UPS) a abattu la première carte, avec une mise initiale de 4,9 milliards d’euros. Opposant naturel pressenti, le concurrent FedEx n’a pas encore dévoilé son jeu. Le lancement des hostilités a fait l’objet de spéculations depuis la scission en mai dernier d’avec la poste néerlandaise, PostNL, qui conserve d’ailleurs 29,9% du capital de TNT Express.
Vendredi soir dernier, le groupe néerlandais de livraison postale rapide a indiqué avoir reçu une offre non sollicitée et non engageante d’UPS de 9 euros par action. TNT Express a rejeté la proposition mais a assuré poursuivre les discussions. Lundi, le cours de la cible a bondi de 60,49% à Amsterdam, à 10,18 euros, 13% au-delà de l’offre d’UPS, un signe clair des attentes du marché. Le rachat de TNT Express apparaît selon les analystes comme une opportunité immanquable de grandir dans le monde. Les deux groupes américains n’auraient d’autre choix que celui de parvenir à séduire la direction puis les actionnaires du groupe néerlandais afin de ne pas se laisser distancer.
Pour autant, la publication hier de résultats annuels inférieurs aux attentes de la part de TNT Express a fait retomber l’ébullition. D’autant que lundi, le numéro un européen Deutsche Post DHL a assuré qu’un rachat de TNT Express suscitera la vigilance des autorités de la concurrence. Le titre TNT Express a clôturé hier sur un repli limité de 2,89% à 9,89 euros.
En 2011, le chiffre d’affaires a progressé de 2,7% à 7,2 milliards d’euros pour un résultat opérationnel ajusté (hors exceptionnels et à changes constants) en repli de 29,4% à 228 millions. TNT Express a fait vœu de réduire de 150 millions ses frais fixes annuels d’ici fin 2013. Surtout, le groupe a indiqué son souhait de concentrer ses efforts sur le Vieux Continent.
Selon sa directrice générale, Marie-Christine Lombard, il va ainsi nouer des partenariats avec des grandes compagnies aériennes pour les liaisons transcontinentales et part en quête de partenaires ou d’acheteurs pour ses activités domestiques en Chine et au Brésil (objet d’une dépréciation complémentaire de 104 millions d’euros au trimestre écoulé). «Ils jettent l’éponge un peu vite» à l’international, a estimé Andre Mulder chez Kepler Capital Markets.
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