Theresa May survit à la fronde du parti conservateur
Alors que les obstacles s’accumulent, Theresa May continue à démontrer sa capacité de survie. Hier soir, la Première ministre britannique a pu compter sur le soutien de 200 députés conservateurs, tandis que 117 lui ont exprimé leur défiance. Selon les règles établies par le parti conservateur, aucun nouveau vote de défiance ne pourra être organisé pendant au moins les 12 prochains mois.
Un peu plus tôt dans la journée, Theresa May avait tenté d’amadouer les éventuels candidats au poste de Premier ministre en promettant de démissionner de son poste de leader du parti conservateur avant la tenue des prochaines élections législatives en 2022. «Le vote de ce soir ne porte pas sur l’identité du candidat qui sera à la tête du parti lors de la prochaine élection», soulignait hier le porte-parole de Theresa May, «il s’agit de savoir si cela fait sens de changer de leader à ce stade des négociations sur le Brexit.»
Arracher au Conseil européen quelques concessions supplémentaires
La chute de Theresa May aurait ainsi été particulièrement dommageable à un peu plus de trois mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne. La Première ministre, qui avait pris la décision lundi de reporter le vote crucial sur le Brexit devant la Chambre des Communes, a rencontré depuis ses homologues néerlandais et allemand.
Elle doit assister aujourd’hui et demain à un conseil européen dans l’objectif d’arracher quelques concessions supplémentaires au projet de sortie de l’UE, et tout particulièrement sur la question du backstop avec l’Irlande du Nord.
Pour l’heure, Bruxelles lui a opposé une fin de non-recevoir. «L’opposition au sein de son parti au sujet de l’accord de retrait qu’elle a négocié est clairement suffisamment importante pour signifier qu’elle doit changer de trajectoire rapidement», expliquait hier soir Samuel Tombs, économiste au sein de Pantheon Macroeconomics, «de simples éclaircissements et des réassurances en provenance de l’Union européenne ne lui assureront pas les faveurs des rebelles.»
Theresa May est désormais confrontée à la tâche difficile de réunifier son parti. Il lui faudra impérativement s’assurer du soutien des 117 députés conservateurs qui ont voté contre elle pour mener à bien la ratification du projet d’accord. Or, le temps presse : un vote à la Chambre des Communes pourrait être organisée dès la semaine prochaine, ou, plus probablement après le 7 janvier, après la reprise de la session parlementaire.
Plus d'articles du même thème
-
Ipsen dévoile une nouvelle acquisition
Le laboratoire a annoncé l'acquisition de la société biopharmaceutique suisse Memo Therapeutics pour au moins 200 millions d'euros deux jours après une autre opération. -
Le régulateur taiwanais enquête sur la filiale de gestion d’actifs de Cathay Financial
La Financial Supervisory Commission taïwanaise a lancé une inspection sur site de la société de gestion de Cathay Financial Holding, rapporte Reuters qui cite des propos de son président Peng Jin-lung devant le Parlement. -
Pascal Pouyet : «Un dirigeant de banque coopérative est un passeur»
Podcast - Pascal Pouyet, directeur général du Groupe Crédit Coopératif, est le nouvel invité de Haute Fréquence.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Friction et restrictionsCommerce : les Européens sur une étroite ligne de crête face à la Chine
L’Union européenne tente à la fois de réamorcer le dialogue avec Pékin, tout en mettant en œuvre des mesures de défense commerciale -
EXCLUSIF ContorsionsEncadrement des loyers : la mairie de Paris met la pression sur les agents immobiliers
Les services de la mairie ont envoyé un courrier aux professionnels pour leur rappeler les règles de fixation des loyers. Ce n'est pourtant pas eux qui y dérogent le plus -
Présidentielle : Jordan Bardella au défi de l'exposition
Une étude de la Fondation Jean-Jaurès révèle combien le président du RN bénéficie d'une image souple, qui s'adapte à celui qui la regarde. Une force qui peut aussi se transformer en faiblesse