Tesla rassure avec de nouveaux modèles malgré la chute de ses ventes
En dépit de résultats trimestriels inférieurs aux attentes, Tesla a réussi à rassurer les investisseurs mardi soir en annonçant l’introduction de «nouveaux modèles» d’ici le début de 2025. Dans ce cadre, le groupe compte utiliser ses plates-formes et lignes de production actuelles alors qu’il prévoyait initialement un plan plus ambitieux visant à produire un tout nouveau modèle qui devait coûter 25.000 dollars.
L'évocation de nouvelles offres dans un délai plus court qu’anticipé devrait permettre à l’action Tesla de rebondir nettement après plusieurs mois de baisse. Dans les échanges suivant la clôture de Wall Street le 23 avril, elle s’envolait de plus de 13%.
Les nouveaux modèles seraient construits sur les lignes de fabrication actuelles de Tesla et utiliseraient des «aspects» de sa plateforme actuelle et d’une plateforme de nouvelle génération. Le groupe a averti que ce plan pourrait «entraîner une baisse de prix moins importante que prévu», suggérant que les véhicules pourraient coûter plus cher aux consommateurs que le prix prévu de 25 000 dollars pour la Model 2.
A lire aussi : Tesla perd sa couronne mondiale au profit d’un constructeur chinois
Bénéfice divisé par deux
Ces annonces ont éclipsé la publication de chiffres trimestriels peu reluisants. Pour la première fois depuis 2020, en pleine période de pandémie, les ventes du constructeur automobile ont reculé au premier trimestre.
La société a fait état mardi d’un chiffre d’affaires de 21,3 milliards de dollars pour les trois mois clos en mars, contre 23,33 milliards de dollars un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne 22,15 milliards de dollars, selon les données de LSEG.
Le revenu moyen par véhicule livré par Tesla au cours du trimestre a reculé de près de 5 % par rapport à l’année précédente, à 44 926 dollars par véhicule, reflétant l’impact des réductions de prix répétées.
Le bénéfice net du premier trimestre s’est élevé à 1,13 milliard de dollars, contre 2,51 milliards de dollars un an plus tôt.
Le groupe a commencé le deuxième trimestre en annonçant qu’il allait licencier plus de 10% de ses effectifs mondiaux et réduire les prix de ses véhicules sur les principaux marchés tels que les États-Unis, la Chine et l’Europe.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
La croissance chinoise retrouve des couleurs au troisième trimestre
Le PIB chinois a progressé de 4,5%, revenant à l’objectif cible des autorités qui ont aussi pris des mesures de soutien à l’économie. Mais les déséquilibres internes persistent : la demande intérieure reste très faible, alors que les exportations progressent encore. Pour le moment. -
Foxconn accroît sa valeur ajoutée dans la filière automobile
Le groupe électronique taïwanais déboursera près de 650 millions d’euros pour prendre une participation de 50% dans Mitsubishi Electric Mobility. Cette division du conglomérat nippon est valorisée 1,8 milliard d’euros dette incluse. -
Carrefour rachète Codifrance auprès du belge Colruyt
Le géant de la distribution débourse 152 millions d'euros pour reprendre ce spécialiste français de l'approvisionnement des commerces de proximité qui fournit notamment les enseignes Coccinelle et CocciMarket.
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- ASML manifeste les premiers symptômes des limites physiques de l'IA
- UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
Contenu de nos partenaires
-
De premiers couvre-feux « localisés » annoncés à Paris, Nice, Lyon et Lille après les violences
Après la prise de parole du Premier ministre dans l’après-midi, des couvre-feux sont instaurés dans plusieurs villes dont Paris, Nice, Lille et Lyon dès ce lundi soir -
Violences du 17 octobre : « L’ultragauche a allumé l’incendie, les jeunes des banlieues ont pris le relais »
Depuis les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez pointent la responsabilité de « groupuscules d'ultragauche ». Mais que recouvre vraiment ce terme ? -
« Une convergence entre l‘extrême gauche et les racailles »: Bruno Retailleau fait le lien entre l’immigration et les violences du 17 octobre
« Il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s’est passé dimanche. Oui, je le dis et je l’affirme », a martelé lundi Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse sur le thème « rétablir l’ordre », convoquée au lendemain d’un week-end de violences urbaines. « Ce qui s’est passé hier, c’est une convergence entre l‘extrême gauche et les racailles, les délinquants venant de banlieue », a-t-il ajouté, en assurant se baser sur « les remontées d’interpellations ».