Technicolor trouve un accord pour restructurer 660 millions d’euros de dette
Technicolor a annoncé ce lundi avoir trouvé un accord de principe avec ses créanciers lui permettant d’obtenir un nouveau financement d’un montant de 420 millions d’euros. Ces ressources couvriront les besoins de liquidités du groupe de technologies de l’image à court et moyen termes.
Le plan permet de réduire l’endettement de la société à hauteur de 660 millions d’euros, via conversion en capital de sa dette au titre du prêt à terme B et de la facilité de crédit renouvelable. Il fera passer la dette brute de la position actuelle de 1,444 milliard d’euros à 1,102 milliard. L’objectif de ratio dette nette/Ebitda (après ajustements IFRS 16) se situe à environ 3 fois à la fin 2021, pour diminuer ensuite, précise Technicolor.
Le projet a été approuvé par une majorité de ses créanciers (65,77%) et par Bpifrance Participations, son principal actionnaire institutionnel, avec 7,5% du capital. Afin de faciliter sa mise en oeuvre, Technicolor a demandé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde financière accélérée (SFA) par le tribunal de commerce de Paris.
Pour convertir la dette en actions, deux augmentations de capital de 330 millions d’euros chacune sont au programme. La première avec droit préférentiel de souscription, à un prix de 2,98 euros par action, entièrement garantie par les prêteurs du prêt à terme B et de la facilité de crédit renouvelable par compensation avec leurs créances. Bpifrance Participations souscrira au prorata de sa participation actuelle pour un montant global allant jusqu'à 25,5 millions d’euros. La seconde se fera à un prix de souscription de 3,58 euros par action, au bénéfice des seuls prêteurs du prêt à terme B et de la facilité de crédit renouvelable.
Les prêteurs du nouveau financement bénéficieront aussi de bons de souscription d’actions gratuites, donnant accès à 7,5% du capital social de la société. Des BSA gratuits seront aussi attribués aux actionnaires existants pour 5% du capital.
Ce plan devra obtenir l’aval de l’assemblée générale extraordinaire convoquée le 20 juillet. « Si l’AGE décide de voter contre l’une des résolutions liées à la restructuration, le plan de la SFA ne pourra pas être approuvé par le tribunal et, dans ce cas, la société déposera une demande de redressement judiciaire », prévient Technicolor.
Plus d'articles du même thème
-
La Cour des Comptes se penche sur les défaillances d'entreprises
Dans un rapport sur la détection et le traitement des entreprises en difficulté, la haute juridiction appelle à une meilleure coordination des services de l'Etat sur le sujet. Mais également au développement de fonds de retournement à l'image de celui de la BPI. -
LIV Golf déclare faillite après le départ du PIF saoudien
Alors que le fonds souverain saoudien (PIF) a annoncé le retrait de ses financements du célèbre tournoi de golf professionnel en avril dernier, LIV Golf a annoncé des mesures stratégiques pour sécuriser son avenir. -
Volkswagen envisage de céder sa marque de motos Ducati
Détenue par la division Audi du groupe allemand, cette marque italienne qui conserve une clientèle fidèle pourrait être valorisée 1,25 milliard d’euros.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
« Un mauvais coup du Premier ministre » : où est passé le projet de loi sur les polices municipales ?
Le texte visant à élargir les pouvoirs des policiers municipaux patiente avant son inscription à l’Assemblée nationale. Le gouvernement reste muet malgré l’impatience du Sénat et des élus locaux. -
PromptitudeIA : l’Europe joue sa survie
Le retard européen est d’autant plus alarmant que l’intelligence artificielle est aussi stratégique – et potentiellement dévastatrice – que l’arme atomique hier -
Changement d'èreDéfense : le gouvernement vise 100 000 recrutements d'ici 2030, sur fond de déclin de l'automobile
L’exécutif souhaite développer le taux d’emploi dans la défense, porté par la nouvelle donne géopolitique. Énième reflet des mutations du tissu industriel tricolore, sur fond de déclin de l'industrie automobile