Le groupe a nommé un historique comme directeur général, sur fond de troubles liés à l’arrivée d’un fonds activiste, et d’une enquête de l’AMF.
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Capucine Cousin
Bertrand Camus, 51 ans, prendra le poste de directeur général de Suez le 14 mai 2019.
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Photo Suez.
Suez a finalement joué la sécurité. Le groupe a annoncé jeudi soir, après la clôture de Bourse, la nomination de Bertrand Camus, 51 ans, comme directeur général. Il prendra son poste le 14 mai 2019, et remplacera Jean-Louis Chaussade, atteint par la limite d’âge. Sa nomination, qui devra être avalisée en assemblée générale des actionnaires du 14 mai, illustre une volonté de continuité chez le rival de Veolia. Bertrand Camus «a une longue expérience opérationnelle», insiste Suez dans son communiqué. Il a rejoint Suez en 1994, après être passé par BNP Paribas. Il a dirigé les activités eau de Suez en Amérique du Nord de 2008 à 2015, puis en France, avant de devenir en mars dernier le directeur général adjoint en charge notamment de l’Asie et du Moyen-Orient.
Une annonce bien accueillie par les marchés boursiers. Dès jeudi matin, Bryan Garnier jugeait sa possible nomination «positive», appréciant «sa solide connaissance du groupe». Bryan Garnier a maintenu sa recommandation à «neutre» sur l’action Suez, et confirmé son objectif de cours de 13,50 euros.
Bertrand Camus devra affronter une période où l’ambiguïté demeure du côté de la gouvernance, Suez n’ayant pas encore désigné de successeur à Gérard Mestrallet, président du conseil d’administration. La presse évoquait Jean-Louis Chaussade, mais Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie - premier actionnaire de Suez - pousse la candidature de son directeur général adjoint Pierre Mongin. Suez compte trancher d’ici fin mars 2019. Autre zone de flou, Suez devra composer avec le fonds activiste Amber Capital. Entré à son tour de table le 7 décembre, il détient un peu plus de 1% du capital du groupe, comme le révélaitL’Agefi. La perspective d’une passation de pouvoir n’est pas étrangère à son investissement.
Suez va devoir rassurer ses actionnaires sur un autre terrain: il a annoncé jeudi soir que l’Autorité des marchés financiers (AMF) avait ouvert une enquête – en mars dernier - «en raison de l’importance des mouvements intervenus sur le cours de l’action (...) en janvier 2018». L’action Suez avait chuté de 16,77% le 24 janvier, après le lancement d’un profit warning. Ce jour-là, plus de 19 millions d’actions avaient été échangées à la Bourse de Paris – contre 2,16 millions par jour en moyenne les trois mois précédents. C’est à cette occasion que le fonds Amber avait constitué une partie de sa ligne: il comptait alors profiter de la sous-valorisation du titre.
L’action Suez a cédé 19,4% depuis le début de l’année, à 11,81 euros hier soir, pour une capitalisation proche de 7,3 milliards.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Le premier constructeur automobile allemand cherche à adapter son profil de production pour redevenir compétitif. Syndicats, actionnaires et direction rivalisent de projets quant à l’ampleur des suppressions d’emplois à consentir. Avec la question sous-jacente des fermetures d’usines en Allemagne.
Leonardo Maria Del Vecchio quitte avec fracas le groupe d’optique. Il démissionne de ses fonctions de directeur de la stratégie du groupe et de président de Ray-Ban, critiquant un management « distant » et « impersonnel ».
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Après huit années à la tête du PS, le premier secrétaire ne s’est pas imposé comme le candidat naturel de son camp. Son duel annoncé avec Raphaël Glucksmann doit lui permettre de franchir enfin le seuil de la présidentiabilité
Né à Nancy en 1976 pour aider les étudiants à voyager malin, le Petit Futé souffle cette année ses cinquante bougies. Toujours familial et indépendant, le petit renard a depuis largement dépassé les frontières, avec quelque 800 destinations au compteur, toujours à la recherche des adresses qui méritent le détour.
Les sondages placent Marine Le Pen en position de force et Jean-Luc Mélenchon est aux portes du second tour. Pendant ce temps, les républicains de droite comme de gauche étalent leurs divisions