Suez Environnement reste prudent malgré des résultats 2011 solides

Après un excédent brut d’exploitation en hausse de 7,4% en 2011, le groupe table sur une stabilité du résultat pour l’année 2012
Patrick Aussannaire

La prudence est de mise pour Suez Environnement. Le numéro deux mondial des services à l’environnement a dévoilé hier une croissance solide de son chiffre d’affaires : 6,9% à 14,83 milliards d’euros, accompagnée d’une progression de 7,4% du résultat brut d’exploitation (Ebitda) à 2,51 milliards. A 327 millions, le résultat net part du groupe est ressorti supérieur au consensus Reuters de 305 millions. A l’international, qui pèse 23% de l’Ebitda du groupe, les difficultés rencontrées dans la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer en Australie ont amputé le résultat net de 237 millions, ce qui explique sa chute de 43%, et l’Ebitda de 153 millions.

Mais «les fondamentaux restent bons» selon CM-CIC. La division «Eau Europe», qui représente 44% de l’ebitda, affiche notamment une hausse de 16,7% de son résultat opérationnel à 1,2 milliard, et ceci malgré la baisse de 0,7% des volumes d’eau potable vendus en France et avec des prix en hausse de 2,6% dans l’Hexagone. Les «Déchets Europe», qui pèsent 33% de l’Ebitda du groupe, ont enregistré une performance de 5,6% à 886 millions, portée par la croissance de 25% de l’activité tri et recyclage.

Parallèlement, le programme de réduction des coûts Compass a généré 130 millions d’économies nettes sur l’année. Le montant devrait être porté à 360 millions entre 2010 et 2012. Un engagement qui devrait permettre «d’atténuer la baisse du chiffre d’affaires sur les marchés domestiques et européens», estime CM-CIC.

Suez Environnement proposera à l’assemblée générale des actionnaires du 24 mai prochain un dividende de 0,65 euro par action au titre de 2011, stable par rapport à celui de 2010, et anticipe le versement d’un dividende au moins équivalent en 2012. Autre signe de prudence, le groupe table pour 2012 sur un Ebitda au moins équivalent à celui de 2011, contre une hausse d’au moins 7% sur la période 2011-2013 anticipé précédemment.

La dette nette a terminé l’année 2011 à 7,6 milliards d’euros, soit un ratio de 2,8 fois l’Ebitda. Dans un contexte économique «atone», Suez Environnement s’est fixé «comme priorité pour 2012 et 2013 de protéger sa rentabilité et de conserver un bilan solide avec une génération de liquidité soutenue». Un objectif qui passe par le maintien du ratio d’endettement alors que «l’entreprise a su développer une croissance récurrente de ses cash-flows sans dérapage de sa structure bilancielle», rappelle CM-CIC.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...