Spyker peine à résoudre les problèmes de trésorerie de Saab Automobile
Le constructeur automobile néerlandais Spyker a annoncé hier que la production de sa filiale suédoise Saab Automobile, arrêtée depuis une semaine, resterait suspendue tant qu’il n’aurait pas trouvé les fonds nécessaires pour régler ses fournisseurs. «Spyker et Saab sont actuellement en discussions avec plusieurs parties pour mettre en place des financements à court et moyen terme supplémentaires pour Saab», précise le groupe néerlandais dans un communiqué. Saab est confronté depuis fin mars à des problèmes d’approvisionnement dans son usine située à Trollhätten, dans le sud-ouest de la Suède, certaines pièces étant bloquées par des fournisseurs impayés. Il espère pouvoir reprendre «un rythme de production normal dans la semaine qui suivra la réception des fonds».
Le constructeur suédois a été racheté en février 2010 à General Motors par Spyker pour 400 millions de dollars (280 millions d’euros), dont 74 millions de dollars payés en numéraire et 326 millions en actions préférentielles. Saab constitue désormais le principal actif de Spyker, les deux entités restant déficitaires sur l’exercice 2011. Ce rachat avait été rendu possible grâce à la garantie donnée par Stockholm à un prêt de 400 millions d’euros accordé à Saab par la Banque Européenne d’Investissement, dont la moitié aurait déjà été tirée.
Le communiqué publié hier précise d’ailleurs qu’il a été demandé au National Debt Office, qui dépend du ministère des finances suédois, de lever le nantissement qu’il détient sur les titres Saab Automobile Property, afin de permettre au groupe suédois d’utiliser ces actifs pour sécuriser son financement. «L’issue de ces discussions reste incertaine», ajoute Spyker, qui pense être en mesure d’apporter plus de détails à ce sujet avant la fin de la semaine.
Selon des sources proches du dossier, le groupe néerlandais projette de céder les actifs immobiliers de sa filiale à une société détenue par l’investisseur Vladimir Antonov, avant de procéder à un lease-back. L’homme d’affaires russe, qui contrôle plusieurs banques en Lettonie et en Lituanie, est un ancien actionnaire de Saab qui avait dû vendre ses titres après avoir été soupçonné de blanchiment d’argent. Il a fait savoir début avril qu’il était prêt à investir «au moins 50 millions d’euros» dans Saab, en limitant toutefois sa participation sous le seuil de 30%.
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