Spie vend à la Bourse la hausse attendue de ses revenus et de ses marges
Contrôlé à 77,5% par un consortium financier, Spie a lancé la première étape de son introduction en Bourse (IPO) sur Euronext Paris, prévue avant la fin de cette année, en publiant hier son document de base enregistré auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Si les modalités précises de l’offre restent à déterminer, Gauthier Louette, PDG du spécialiste des services multi-techniques, a souligné qu’une augmentation de capital «d’environ 550 millions d’euros» accompagnera la partie primaire de l’opération. Une proportion maximale de 5% du capital sera réservée aux salariés qui détiennent actuellement aux côtés des dirigeants 22,5% de Spie.
L’IPO pourrait valoriser le groupe jusqu’à 4 milliards d’euros, selon certains analystes. Spie profitera de cette mise en Bourse pour refinancer sa dette en mettant en place un nouveau contrat de crédit syndiqué d’un montant total de 1,35 milliard d’euros. Il comprendra une convention de prêt à terme de premier rang (senior term loan facility) de 950 millions d’euros d’une maturité de 5 ans, ainsi qu’une ligne de crédit revolving de 400 millions de même maturité.
Présent dans plus de 30 pays, principalement en Europe, le groupe juge que certains marchés, comme les services liés à l’énergie, connaîtront une croissance plus élevée que celle du PIB. Son expansion sera également soutenue par «le développement de l’automatisation et des équipements communicants dans les bâtiments, ainsi que la convergence technologique des systèmes de communication, avec notamment le ‘cloud computing’ et l’hébergement externalisé pour lesquels la demande devrait être importante».
Sur la base de son périmètre actuel, Spie anticipe pour 2014 un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros et une marge opérationnelle ajustée (Ebita) en progression de 10 à 20 points de base (pb) par rapport à celle de l’an dernier, qui s’élevait à 6,2% en données pro forma. Sur la période 2015-2018, il vise une croissance organique comprise entre 2,5% et 3,5% et une amélioration de sa marge de 10 à 20 pb par an. A cela s’ajoutera un flux d’acquisitions générant un chiffre d’affaires annuel supplémentaire de l’ordre de 200 millions, dégageant une marge de 6%. Les actionnaires devraient tirer parti de cette trajectoire vertueuse, puisque l’entreprise entend distribuer sous forme de dividendes «environ 40% de son résultat net consolidé part du groupe».
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