SpaceX obtient une bonne note auprès des agences de crédit
Jeudi, SpaceX a obtenu des notes de crédit de catégorie investissement (investment grade) de la part de Moody’s, Fitch et S&P Global Ratings, chacune assortissant sa note d’une perspective «stable» après l’introduction en Bourse très médiatisée de l’entreprise dirigée par Elon Musk.
Ce consensus témoigne d’une large confiance dans la stabilité financière de SpaceX, alors que la société mène une offensive coûteuse et ambitieuse dans l’intelligence artificielle. Moody’s a attribué une note «Baa1», Fitch un «BBB+» et S&P Global Ratings un «BBB» — signalant toutes que la dette de SpaceX est considérée de catégorie investissement, ce qui indique généralement un risque de crédit modéré avec une capacité suffisante à faire face à ses engagements financiers.
Vers un prêt de 20 milliards de dollars
Cette triple onction de la part des plus grandes agences de notation de la planète pourrait être annonciatrice d’un prochain emprunt de la part de SpaceX. Selon Bloomberg et Reuters, le groupe d’Elon Musk s’apprêterait à rencontrer les investisseurs dès la semaine prochaine pour discuter d’une émission obligataire d’au moins 20 milliards de dollars.
Le produit de la levée de dette servirait à refinancer un prêt-relais de 20 milliards de dollars contracté par SpaceX plus tôt cette année, après l’acquisition en février de xAI, la startup d’IA d’Elon Musk. Bank of America, Citigroup, JPMorgan, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont fourni ce financement relais et devraient piloter l’opération, a indiqué l’une des sources à Reuters.
Après des débuts boursiers en fanfare, l’action SpaceX a perdu 8,3% en deux séances, les 17 et 18 juin, et s’inscrivait en repli de 1,8% dans les échanges après clôture de Wall Street vendredi. Elle gagne encore 37% sur son prix d’introduction fixé à 135 dollars et la capitalisation boursière de l’entreprise excède 2.400 milliards de dollars.
Dans sa note, l’agence S&P a déclaré qu’elle considérait les activités spatiales et de connectivité de SpaceX comme solides, mais que le segment de l’IA présentait des incertitudes en raison de besoins de capitaux élevés et de la concurrence.
(Avec Reuters)
A lire aussi : L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
Plus d'articles du même thème
-
Le Canadien Evolve ETFs lance un nouvel ETF exposé aux secteurs de la défense et de l’aérospatial
L’ETF Evolve Global Defense & Aerospace Index réplique un indice Solactive. -
Le private equity fait son entrée sur le marché boursier indien
Gaja Alternative Asset Management, premier gérant d’actifs alternatifs à être coté en Inde, entend profiter de l’essor des marchés privés et de la montée en puissance du segment mid-market. -
Meta transige pour 16,68 milliards de dollars et s'évite un procès historique
L’éditeur de Facebook et Instagram met fin à un imposant procès fédéral avec un accord annoncé mercredi 26 août. Les géants des réseaux sociaux sont rendus responsables de la crise de la santé mentale chez les jeunes Américains.
ETF à la Une
Les ETF actifs engrangent plus de 89 milliards de dollars de collecte en juillet
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
- L’arbitrage entame sa mue pour gagner en efficacité
Contenu de nos partenaires
-
Global BritainComment Agrippa nous aide à mieux comprendre Nigel Farage
A croire Harris, les points communs entre le duo l’emportent sur leurs divergences : l’âpreté au gain et l’agressivité -
Meta s’évite une amende record et promet des restrictions pour les mineurs sur Instagram et Facebook
Menacé d’une sanction de 200 milliards d’euros, le groupe américain a conclu un accord avec la justice et doit déployer de nouvelles mesures de sécurité sur ses plateformes. Il appelle TikTok et YouTube a en faire de même -
OutsidersA Sens, la farandole des « plans B » de la présidentielle
Parce que le jeu n'a jamais paru aussi ouvert que pour 2027, ils sont nombreux, à droite comme à gauche, à rêver de créer la surprise à l'automne