Sopra pourrait se préparer à une restructuration de son capital
La probable sortie de Caravelle du capital pourrait renforcer l’attrait spéculatif, même si les pactes d’actionnaires représentent 48% du capital
Publié le
Bruno de Roulhac
Regain de spéculation autour de Sopra. Le titre de la SSII a gagné hier 1,56% à 57,92 euros dans un marché baissier, après l’annonce de la démission d’Hélène Martel-Massignac, membre du comité d’audit et du comité des rémunérations de Sopra.
Cette démission, qui a pris effet le 22 mai dernier mais qui vient seulement d’être dévoilé après le conseil du 30 mai, s’explique par le souhait de la société Caravelle, dont Hélène Martel-Massignac est directeur général depuis la mort de son époux Pierre-André Martel dans un accident d’avion en juillet 2011, «de pouvoir librement étudier les options relatives» à l’évolution de sa participation, détenue depuis 2004, de 17,30% du capital de Sopra.
Caravelle pourrait ainsi céder tout ou partie de sa participation, valorisée actuellement 119 millions d’euros et dégager une importante plus-value. Depuis le début 2004, le titre a gagné 50%. L’option la plus probable est une vente de cette participation à un fonds de private equity, estime Bryan Garnier.
Si cette démission n’a pas vraiment surpris les analystes, elle «ouvre la porte à une restructuration de l’actionnariat de Sopra», note Bryan Garnier y voyant une bonne raison d’acheter le titre, pour lequel il vient de relever son objectif de 75 à 78 euros, soit un potentiel de rebond de 35%. Sopra «pourrait faire figure de cible de choix pour un acteur étranger (nord-américain, indien ou japonais) souhaitant se renforcer sur le marché français, note Aurel BGC. En effet, la cession de la participation de Pierre Pasquier, président fondateur de Sopra, qui détient 28% du capital via la holding Sopra GMT, est également probable dans la mesure où ce dernier a 77 ans». Lors de l’AG du 13 juin prochain, le président Pierre Pasquier pourrait dévoiler ses intentions…
En attendant, CM-CIC ne croit pas à cet aspect spéculatif en raison des pactes d’actionnaires qui lient les fondateurs et managers d’une part, et les fondateurs et Geninfo (groupe Société Générale) d’autre part, représentant au total 48,13% des droits de vote de Sopra fin 2012.
Cette annonce pourrait même «peser à court terme sur le cours de l’action via un retour de papier plus ou moins important et plus ou moins organisé, note CM-CIC. A l’inverse, une cession par Caravelle de tout ou partie de ses titres Sopra constituerait une bonne nouvelle, puisqu’elle augmenterait le flottant», de seulement 34,5% fin 2012.
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?