Sopra pourrait se préparer à une restructuration de son capital
Regain de spéculation autour de Sopra. Le titre de la SSII a gagné hier 1,56% à 57,92 euros dans un marché baissier, après l’annonce de la démission d’Hélène Martel-Massignac, membre du comité d’audit et du comité des rémunérations de Sopra.
Cette démission, qui a pris effet le 22 mai dernier mais qui vient seulement d’être dévoilé après le conseil du 30 mai, s’explique par le souhait de la société Caravelle, dont Hélène Martel-Massignac est directeur général depuis la mort de son époux Pierre-André Martel dans un accident d’avion en juillet 2011, «de pouvoir librement étudier les options relatives» à l’évolution de sa participation, détenue depuis 2004, de 17,30% du capital de Sopra.
Caravelle pourrait ainsi céder tout ou partie de sa participation, valorisée actuellement 119 millions d’euros et dégager une importante plus-value. Depuis le début 2004, le titre a gagné 50%. L’option la plus probable est une vente de cette participation à un fonds de private equity, estime Bryan Garnier.
Si cette démission n’a pas vraiment surpris les analystes, elle «ouvre la porte à une restructuration de l’actionnariat de Sopra», note Bryan Garnier y voyant une bonne raison d’acheter le titre, pour lequel il vient de relever son objectif de 75 à 78 euros, soit un potentiel de rebond de 35%. Sopra «pourrait faire figure de cible de choix pour un acteur étranger (nord-américain, indien ou japonais) souhaitant se renforcer sur le marché français, note Aurel BGC. En effet, la cession de la participation de Pierre Pasquier, président fondateur de Sopra, qui détient 28% du capital via la holding Sopra GMT, est également probable dans la mesure où ce dernier a 77 ans». Lors de l’AG du 13 juin prochain, le président Pierre Pasquier pourrait dévoiler ses intentions…
En attendant, CM-CIC ne croit pas à cet aspect spéculatif en raison des pactes d’actionnaires qui lient les fondateurs et managers d’une part, et les fondateurs et Geninfo (groupe Société Générale) d’autre part, représentant au total 48,13% des droits de vote de Sopra fin 2012.
Cette annonce pourrait même «peser à court terme sur le cours de l’action via un retour de papier plus ou moins important et plus ou moins organisé, note CM-CIC. A l’inverse, une cession par Caravelle de tout ou partie de ses titres Sopra constituerait une bonne nouvelle, puisqu’elle augmenterait le flottant», de seulement 34,5% fin 2012.
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