Siemens va distribuer 80,5% du capital d’Osram à ses actionnaires
Quasiment deux ans après avoir annoncé sa volonté de céder sa filiale d’ampoules Osram, numéro deux mondial de l’éclairage derrière Philips, Siemens est proche du but. Une assemblée générale convoquée pour le 23 janvier 2013 se prononcera sur le projet de scission de la société. Chaque actionnaire de Siemens recevra une action Osram pour dix actions Siemens détenues. Le groupe allemand conservera une position minoritaire de 17% tandis que son fonds de retraites détiendra 2,5%.
Aux cours actuels de Siemens, Osram afficherait une capitalisation boursière théorique de 6,8 milliards d’euros, soit 1,3 fois son chiffre d’affaires 2011 (5 milliards d’euros) et 14 fois son bénéfice avant impôts. La direction financière de Siemens a régulièrement affirmé que le bilan de sa filiale serait suffisamment doté afin de lui permettre d’obtenir une notation de crédit entre A- et BBB.
En choisissant la voie de la scission, Siemens veut s’affranchir de conditions de marché toujours compliquées. Envisagée prioritairement lors de l’annonce du projet de sortie du groupe, la voie de l’introduction en Bourse d’Osram a été officiellement abandonnée dans le courant de l’été 2012. Deutsche Bank, Goldman Sachs et UBS avaient été mandatées au printemps 2011 pour lancer l’opération. Face aux conséquences financières provoquées par les évolutions technologiques du marché de l’éclairage, les investisseurs auraient pu se montrer réticents à entrer au capital d’Osram.
En rendant sa filiale autonome, Siemens ne veut pas avoir à supporter les coûts industriels liés au passage de la technologie traditionnelle des ampoules à bulbe vers l’éclairage à diodes luminescentes (LED). Promis à un bel avenir, ce dernier marché, estimé à 65 milliards d’euros en 2016, fait l’objet d’une nouvelle concurrence, notamment asiatique, et nécessite d’importants investissements. D’un produit de grande consommation courante quasiment centenaire, l’ampoule intègre plus de technologies avec un cycle de production chamboulé.
Le conglomérat concrétisera aussi sa sortie du marché du grand public au moment où ses résultats montrent de réels signes d’essoufflement. Le groupe a annoncé début novembre un plan d'économies de 6 milliards d’euros d’ici à 2014 censé lui permettre de faire remonter sa marge bénéficiaire à 12% à cet horizon, contre 9,5% à fin septembre 2012.
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