Schneider corrige à nouveau ses objectifs annuels à la hausse
Tous nos marchés finaux ont passé leur point bas», s’est félicité hier le président du directoire de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire, à l’occasion de la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes. Le dirigeant concède un bémol en indiquant que «(les marchés) de la construction non résidentielle, de l’énergie et des infrastructures demeurent faibles dans de nombreux pays matures».
Les ventes du groupe sur le trimestre écoulé, à 5,45 milliards d’euros, affichent une croissance organique de 11,9% (8,9% sur neuf mois). En données brutes, le bond est de 37,9%, porté par la contribution de 629 millions d’euros d’Areva Distribution, dont l’«intégration se poursuit, en ligne avec (les) objectifs». Le pôle des automatismes industriels a brillé avec une croissance interne de 27,5% (à 942 millions d’euros). CM-CIC Securities souligne la «bonne nouvelle» d’une stabilisation de l’activité du groupe en Espagne et en Scandinavie.
Schneider entend bien confirmer ce regain de forme et a relevé ses objectifs annuels. Il vise désormais une croissance organique «forte à un chiffre» au second semestre, contre un gain comparable à celui de la première moitié de l’année (6,4%) précédemment envisagé, en dépit d’une reprise qui devrait rester lente sur les marchés matures, particulièrement aux Etats-Unis. Schneider s’est également permis, sur fond de poursuite de la chasse aux coûts, de revoir à la hausse l’objectif de marge opérationnelle ajustée, de 15,5% à une fourchette de 15,5 à 16,0% «avant coûts de restructuration et impact de consolidation d’Areva Distribution». Valérie Cazaban, gérante chez Stratège Finance, reconnaît que les perspectives de croissance du groupe restent «très solides».
Schneider a dans ce contexte dynamique fait part d’un renforcement de sa position en Russie, avec le rachat de 50% du spécialiste des équipements de moyenne tension Electroshield - TM Samara. Une opération qui selon le directeur financier Emmanuel Babeau «s’inscrit directement dans notre volonté de croître dans les nouvelles économies… au-delà de la Chine». Schneider vise le solde du capital à «des conditions financières similaires», soit l’équivalent de 265 millions d’euros représentant environ 1,3 fois le chiffre d’affaires attendu en 2010 (pour 100% du capital).
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