Opella est la filiale de Sanofi qui produit le Doliprane
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La volte-face n’aura pas eu lieu. Malgré la tentative du fonds PAI Partners de se remettre dans la course avec une offre améliorée pour reprendre Opella, la branche de santé grand public de Sanofi, le laboratoire semble déterminé à négocier uniquement avec l’américain Clayton Dubilier & Rice (CD&R).
Alors que des informations de presse ont rapporté dimanche que Sanofi avait décidé d’entrer en négociations exclusives avec CD&R, rejetant de fait la proposition de PAI, le ministère de l’Economie organise ce lundi matin un point presse «concernant les garanties obtenues par l’Etat dans le projet de cession de capital de l’entreprise Opella au fond CD&R».
Dans un message sur X (ex-Twitter), le ministre de l’Economie, Antoine Armand, a en outre indiqué avoir «obtenu les garanties du maintien et du développement d’Opella en France» tout en précisant que Bpifrance deviendrait actionnaire de la filiale de Sanofi. Grâce à cette participation dont l’ampleur n’a pas été indiquée mais qui devrait rester largement minoritaire, la banque publique obtiendra un représentant au conseil d’administration d’Opella, a précisé le cabinet d’Antoine Armand.
Nous avons obtenu les garanties du maintien et du développement d’Opella en France.
Nos exigences sur l’emploi, la production et l’investissement seront respectées. Pour le Doliprane et les autres médicaments essentiels au pays.
Le cabinet du ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a par ailleurs indiqué que les engagements pris par CD&R étaient de quatre ordres. Ils porteront sur la production des principes actifs utilisés pour fabriquer le Doliprane, sur la production en elle-même du célèbre cachet, sur le fait d’approvisionner le marché français et sur des investissements visant à permettre à l’activité de grandir en France.
Dans sa seconde offre remise alors que Sanofi avait déjà décidé de négocier avec CD&R, PAI Partners s’était de son côté engagé à, entre autres, maintenir l’emploi sur les deux sites français, à y investir 60 millions d’euros sur cinq ans et à augmenter la production d’au moins 10%.
Le cabinet du ministre de l’Economie indique de son côté que les engagements formalisés entre CD&R, Sanofi et l’Etat ont été «améliorés» après des négociations qui se sont tenues toute la semaine. Il précise qu’en cas de non-respect de ces promesses, «des sanctions financières lourdes» sont prévues.
Plus de détails devraient être communiqués par les ministres le 21 octobre à partir de 8h30.
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