Sanofi demande aux prétendants d’Opella de revoir leurs offres
PAI Partners et Clayton Dubilier & Rice (CD&R) vont devoir revoir leur copie. Sanofi a demandé aux deux fonds qui lui ont fait une proposition pour reprendre son activité de santé grand public baptisée Opella de lui faire une nouvelle offre, a indiqué à L’Agefi une source proche du dossier, confirmant des informations initiales de Bloomberg.
Sans exclure une introduction en Bourse, le laboratoire avait lancé en juin dernier un appel d’offres en vue de vendre Opella pour une valorisation alors estimée à 20 milliards de dollars (18 milliards d’euros). A l’issue d’un processus qui s’est terminé le 23 septembre dernier, Sanofi a reçu deux propositions à un prix sensiblement inférieur à ce niveau, d’environ 15 milliards d’euros selon des informations de presse.
Sanofi resterait au capital
L’une émane de l’américain CD&R qui se positionne seul et prévoit que Sanofi conserve une part au capital de sa filiale. L’autre, formulée par PAI Partners, associe le fonds souverain d’Abou Dabi, Adia, et le fonds de pension canadien British Columbia via un véhicule contrôlé par le spécialiste français du private equity. Elle propose, selon nos informations, la reprise de 50% du capital d’Opella, ce qui placerait les investisseurs à parité avec Sanofi.
Bpifrance pourrait par ailleurs participer à l’opération en s’alliant avec le fonds retenu par le laboratoire, à moins que ce dernier ne juge les offres trop faibles ou inadaptées et qu’il opte pour une introduction d’Opella sur la Bourse parisienne.
«Comme annoncé en octobre 2023, Sanofi étudie des scénarios potentiels de séparation pour l’entité Santé Grand Public avec une transaction au plus tôt au 4e trimestre 2024», a indiqué à L’Agefi une porte-parole de l’entreprise. «Aucune décision n’a encore été prise et nous choisirons la meilleure option pour Sanofi et ses parties prenantes dans les prochaines semaines. Nous gardons toutes les options ouvertes, y compris une cotation et une vente», a-t-elle complété.
Plus d'articles du même thème
-
Providence Equity Partners donne un coup d'accélérateur à la consolidation du secteur des clubs de sport
Déjà propriétaire de la chaîne ibérique VivaGym, la société d'investissement rachète le français Fitness Park à son fondateur Philippe Herbette et aux fonds Future French Champions, Momentum Invest et M Capital Partners. -
DoorDash mise gros en rachetant Instacart
La transaction, d’un montant de 17 milliards de dollars, permettra au spécialiste de la livraison des courses à domicile DoorDash de se diversifier. L'opération doit cependant recevoir l'aval de l'antitrust américain. -
DBV Technologies s'inquiète pour son avenir
Face aux pertes qui se creusent, la biotech lance un avertissement sur la continuité de son activité.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Vie pro/vie persoConseils vitaminés pour changer en mieux à 50 ans
Stéphanie Daudier propose une manière simple d’avancer vers ce que l’on veut devenir. Car oui, la vie pourrait bien (re)commencer à 50 ans… -
Troisième acteCumul emploi-retraite : dernier délai le 1er décembre !
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle -
PressionNucléaire : pourquoi Bruxelles tente de calmer le jeu sur le financement des EPR2
Quelques jours après des critiques de Marine Le Pen, la Commission européenne a reconnu jeudi l'intérêt de boucler d'ici à la fin d'année les négociations sur le nouveau nucléaire français, et la plus grosse aide d'Etat jamais allouée au secteur