Renault se réorganise autour de quatre marques
Renault a annoncé jeudi un projet de réorganisation par marques et non plus par zones géographiques, première pierre d’un plan stratégique qui doit lui permettre de se redresser.
« Il y aura la marque Renault, que je gérerai en direct, mais aussi Alpine, Dacia et une marque inédite en charge des ‘nouvelles mobilités’. Il y aura un patron par marque », a déclaré Luca de Meo à l’hebdomadaire Le Point. Renault a ensuite publié dans l’après-midi un communiqué de presse, détaillant ce projet de nouvelle organisation autour de divisions («Business units») à raison d’une par marque.
Selon ce projet, Luca de Meo a vocation à piloter la marque Renault tandis que Denis Le Vot, directeur régions, commerce et marketing du groupe prendra la tête de Dacia. Clotilde Delbos, directrice financière et directrice générale adjointe dirigera la marque dédiée aux nouvelles mobilités. Cyril Abitboul, directeur général de Renault Sport Racing, aura pour sa part la responsabilité de la marque sportive Alpine, prévoit le projet d’organisation. « Dès qu’il sera suffisamment abouti, ce projet d'évolution d’organisation sera partagé avec les instances représentatives du personnel », a indiqué Renault dans son communiqué.
Luca de Meo compte via cette nouvelle organisation donner une image « plus cool » à Dacia et faire en sorte que Renault retrouve « ses racines », a-t-il affirmé au Point.
Luca de Meo a pris le volant de Renault le 1er juillet et prépare un important plan stratégique, qui sera dévoilé d’ici à janvier 2021, pour redresser le groupe au losange.
L’alliance : « un point de force »
Le directeur général compte recentrer le groupe sur la valeur, abandonnant la course aux volumes qui prévalait auparavant. Dans cette optique, Luca de Meo a réaffirmé dans son entretien au Point sa volonté d'élever le centre de gravité de la gamme Renault, trop tournée à son goût vers les petites voitures. « Quand j'étais chez Seat, la montée en gamme nous a permis en quatre ans d’augmenter de 30% le prix moyen qu’un client était prêt à payer pour une voiture », affirme-t-il.
Luca de Meo a par ailleurs jugé que l’alliance avec Nissan et Mitsubishi constituait « un point de force » pour les trois constructeurs. « Parfois, la situation de l’Alliance me fait penser à un vieux couple qui aurait connu des désaccords, mais au sein duquel il y a toujours des sentiments liés au long chemin parcouru ensemble », a expliqué le dirigeant.
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