Renault place l’Inde au cœur de son nouveau plan stratégique
La marque va enrichir son portefeuille de véhicules dans le pays au nombre croissant de conducteurs et compte exporter depuis l’Inde pour 2 milliards d’euros de marchandises chaque année d’ici à 2030.
Renault veut faire de l'Inde l'un de ses trois marchés principaux à horizon 2030.
-
(RK)
Le constructeur automobile Renault a annoncé jeudi vouloir faire de l’Inde un des trois principaux marchés de sa marque éponyme à horizon 2030.
Pour y parvenir, la marque engage dans le pays son plus vaste renouvellement de véhicules à ce jour, avec un portefeuille qui s'élargira de quatre à sept modèles multi-énergies d’ici à 2030. Tous ces nouveaux véhicules, dont les Renault Duster et Bridger, seront conçus spécifiquement pour répondre aux besoins du marché indien, basés sur une architecture numérique et électronique de nouvelle génération, a précisé l’entreprise dans un communiqué.
Capitalisant sur le rachat l'été dernier des parts de son partenaire japonais Nissan dans leur usine commune de Chennai, Renault compte également faire de l’Inde une plateforme stratégique d’exportation de véhicules, de composants et de services associés vers d’autres régions du monde, notamment l’Amérique du Sud. L’ambition du groupe est d’exporter d’Inde pour 2 milliards d’euros de marchandises chaque année d’ici à 2030.
L’Inde était l’an passé le troisième marché automobile mondial, soutenu par sa vigueur démographique. Plus de la moitié de la population du pays était âgée de moins de 28 ans.
L'électrique au centre de la stratégie
Renault emploie 15.000 personnes en Inde, où la marque est implantée depuis 15 ans. Le pays « représente plus d’un tiers du potentiel de croissance » parmi les marchés où elle est déjà présente, a commenté François Provost, le directeur général du groupe Renault, cité dans le communiqué. Le dirigeant était présent en Inde afin de présenter « futuREady India », la version locale du nouveau plan stratégique du groupe.
Le propriétaire des marques Renault, Dacia et Alpine a en effet présenté le mois dernier sa nouvelle feuille de route baptisée « futuREady », qui doit structurer son développement industriel, technologique et commercial à l’horizon 2030. A cette occasion, le constructeur automobile a réaffirmé son engagement à rester solidement ancré en Europe tout en plaçant l'électrique au centre de sa stratégie. L’ambition de Renault est de desservir 55% du marché automobile mondial, en continuant d’ignorer les Etats-Unis, le Canada et la Chine pour mieux développer ses activités sur trois pôles de croissance majeurs : l’Amérique du Sud, l’Inde et la Corée du Sud.
Sur le plan financier, Renault compte accroître son chiffre d’affaires de 4% à 6% par an en moyenne entre 2026 et 2030. L’an passé, ses revenus ont augmenté de 3% par rapport à 2024, à 57,92 milliards d’euros. L’industriel prévoit également de maintenir sa marge opérationnelle entre 5% et 7% du chiffre d’affaires et dégager un flux de trésorerie opérationnelle de l’automobile d’au moins 1,5 milliard d’euros par an en moyenne sur la durée du plan.
La marge opérationnelle, qui constitue le principal indicateur de rentabilité de Renault, s’est établie à 3,63 milliards d’euros en 2025, soit 6,3% des ventes, tandis que le flux de trésorerie opérationnelle de l’automobile est ressorti à 1,47 milliard d’euros.
Le premier constructeur chinois de voitures électriques a trouvé dans les exportations une réponse commerciale efficace pour relancer ses ventes et circonscrire la guerre tarifaire sur son marché domestique.
Le premier constructeur automobile allemand cherche à adapter son profil de production pour redevenir compétitif. Syndicats, actionnaires et direction rivalisent de projets quant à l’ampleur des suppressions d’emplois à consentir. Avec la question sous-jacente des fermetures d’usines en Allemagne.
Les acteurs du crédit automobile rivalisent pour conclure des partenariats pour accompagner l’arrivée et la montée en puissance des constructeurs chinois.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Après huit années à la tête du PS, le premier secrétaire ne s’est pas imposé comme le candidat naturel de son camp. Son duel annoncé avec Raphaël Glucksmann doit lui permettre de franchir enfin le seuil de la présidentiabilité
Né à Nancy en 1976 pour aider les étudiants à voyager malin, le Petit Futé souffle cette année ses cinquante bougies. Toujours familial et indépendant, le petit renard a depuis largement dépassé les frontières, avec quelque 800 destinations au compteur, toujours à la recherche des adresses qui méritent le détour.
Les sondages placent Marine Le Pen en position de force et Jean-Luc Mélenchon est aux portes du second tour. Pendant ce temps, les républicains de droite comme de gauche étalent leurs divisions