Renault anticipe une pénétration accrue de ses marques hors d’Europe
Renault a atteint ses objectifs commerciaux l’an dernier, malgré un contexte difficile en Europe et l’impact du tsunami japonais qui a aggravé des problèmes d’approvisionnement déjà visibles au cours du premier trimestre 2011. Le groupe bat même son record de ventes avec plus de 2,7 millions de véhicules écoulés, dont près de 1,2 million hors d’Europe. Sa position concurrentielle en France a cependant reculé avec une part de marché de 26,1% contre 27,9% en 2010.
Fer de lance du groupe, la marque Renault en progression de 6,8% (voir tableau) a représenté 83% de ses ventes mondiales. En Europe, elle confirme sa première place dans les utilitaires avec une part de marché de 15,6% et se situe en deuxième position à 8,6% en chiffres combinés (véhicules particuliers et utilitaires). Spécialisée dans les entrées de gamme, Dacia a été davantage sensible à la fin des primes à la casse en Europe et à la suppression des aides à la motorisation GPL en France, tandis que les ventes de RSM ont pâti des retombées du tsunami nippon sur le marché sud-coréen très concurrentiel.
Pour 2012, «la dynamique commerciale sera plus forte sur le 2e semestre que sur le 1er», juge le directeur commercial Jérôme Stoll qui prévoit un repli de 3 à 4% de la demande automobile en Europe. Fort de 9 nouveautés (dont 2 voitures électriques) et de 4 motorisations nouvelles, le groupe prévoit de maintenir sa part de marché mondiale (3,6% en 2011) et de réaliser 47% de ses ventes hors d’Europe (+4 points). Il compte notamment sur le Brésil, devenu l’an dernier après la France son deuxième marché devant l’Allemagne ; sur la Russie, où il occupe la quatrième place ; et sur le décollage attendu de l’Inde où il vient de se réinstaller en s’appuyant sur son partenaire Nissan.
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