Rémy Cointreau chute après des propos du directeur financier
Rémy Cointreau a annoncé mardi une croissance soutenue de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre de son exercice décalé 2022-2023 et a confirmé ses objectifs de résultats annuels sur une base organique. Le groupe de spiritueux a également indiqué s’attendre cette année à un effet de change plus favorable que précédemment estimé.
Pour l’exercice qui se terminera fin mars 2023, le groupe a confirmé s’attendre à une «forte croissance en organique» de ses résultats, soit à périmètre et changes constants. Ces prévisions intègrent «notamment une normalisation des tendances de consommation au second semestre, après deux années exceptionnelles», a précisé le groupe dans un communiqué.
La croissance sera forte en termes de chiffre d’affaires et encore plus forte au niveau du résultat net, a précisé le directeur financier de Rémy Cointreau, Luca Marotta, lors d’une conférence avec des analystes.
Trop optimiste
L’amélioration organique de la marge opérationnelle courante devrait pour sa part être «essentiellement portée par le premier semestre», a prévenu Rémy Cointreau.
Luca Marotta a tout de même prévenu que le consensus, rehaussé suite à la publication fin juillet des ventes du groupe au premier trimestre, était «actuellement trop élevé» pour l’exercice en cours. Le dirigeant a précisé que le consensus prévoyait actuellement 20% de croissance organique des ventes et «15%-16%» de croissance organique du résultat opérationnel courant.
Après ces commentaires, l’action Rémy Cointreau perdait 6%, à 155 euros.
Effet devises
Le groupe a par ailleurs de nouveau relevé ses prévisions d’effets de change positifs pour l’ensemble de l’exercice 2022-2023. Il s’attend maintenant à un effet sur le chiffre d’affaires de 110 millions à 120 millions d’euros, et non plus de 90 millions à 100 millions d’euros. Concernant l’effet positif sur le résultat opérationnel courant (ROC), Rémy Cointreau a légèrement rehaussé le bas de sa fourchette, de 50 millions à 55 millions d’euros, et en a maintenu le haut, à 60 millions d’euros.
Rémy Cointreau a effectué ces annonces après avoir vu ses ventes progresser de 29,8% sur un an en données publiées au deuxième trimestre, clos fin septembre, à 457,2 millions d’euros, en raison notamment d’un effet positif des devises. A périmètre et taux de change constants, le chiffre d’affaires a progressé de 16,2% sur un an.
Au deuxième trimestre, les ventes de la division cognac, qui comprend principalement la marque Rémy Martin, ont grimpé de 30,5% sur un an sur une base publiée et de 15,6% en données organiques, à 345,9 millions d’euros. Le chiffre d’affaires de la branche liqueurs et spiritueux a crû de 32,9% en données publiées et de 22,2% sur une base organique, à 104,7 millions d’euros.
Les ventes des marques partenaires ont atteint 6,6 millions d’euros, contre 8,4 millions d’euros un an plus tôt, soit un recul organique de 21,9%.
Selon le consensus établi par FactSet, les analystes tablaient en moyenne, pour le deuxième trimestre, sur un chiffre d’affaires de 443 millions d’euros, dont 331 millions d’euros pour le cognac, 102 millions d’euros pour la branche liqueurs et spiritueux et 8 millions d’euros pour les ventes des marques partenaires.
Au premier semestre de son exercice 2022-2023, les ventes de Rémy Cointreau se sont établies à 867,1 millions d’euros, soit une hausse sur un an de 34,4% en données publiées et de 21,1% à périmètre et taux de change constants.
Plus d'articles du même thème
-
ThyssenKrupp manque de visibilité pour l’exercice en cours
Le conglomérat industriel allemand a légèrement abaissé sa prévision de chiffre d’affaires annuel en raison de l’augmentation des incertitudes géopolitiques. -
Le modèle de la banque italienne soutient ses résultats trimestriels
Entre consolidation et tensions au Moyen-Orient, le secteur bancaire italien a su tirer son épingle du jeu durant les trois premiers mois de l'année. -
Bayer tire profit de la bonne orientation de son pôle agrochimique
Malgré la hausse de 9% de son Ebitda trimestriel ajusté, la résolution des contentieux du groupe allemand a pesé sur son flux de trésorerie disponible.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle