Radiall assigne Euronext en justice pour obtenir sa radiation
Ne parvenant pas à obtenir sa radiation de la cote, Radiall assigne Euronext Paris devant le tribunal de commerce de Paris. Début 2010, Radiall avait lancé une offre publique de rachat sur 25% de ses actions. A l’issue de cette offre, le concert familial Gattaz détenait 87% du capital et 93% des droits de vote. Les minoritaires conservent 11% du capital, dont Orfim, qui a acquis environ 7% des titres sur le marché pendant l’offre. Sans doute espérait-il bloquer un éventuel squeeze out et faire pression sur le groupe familial pour revendre ces titres à bon compte ? Mais il se retrouve de facto à leurs côtés au sein des actionnaires stables car avec une liquidité quasi inexistante, une cession sur le marché n’est plus envisageable.
Aussi, Radiall demande à Euronext de lui accorder sa radiation au motif que le flottant «doit être calculé en faisant abstraction des blocs supérieurs à 5% (comme c’est le cas lors d’une introduction en Bourse ou lors de la constitution des indices), sachant que ce chiffre a été constamment inférieur à 5% du capital depuis 12 mois».
Cette demande de radiation émanant de la société émettrice elle-même «est apparemment une première, explique l’avocat de Radiall. En effet, depuis la réforme de l’appel public à l'épargne de 2009, une entreprise dont une fraction minime du capital - moins de 5% - reste diffusée dans le public peut espérer échapper aux contraintes règlementaires en quittant la cote, alors qu’avant, elle devait attendre que le nombre de ses actionnaires devienne inférieur à 100 à l’issue d’un retrait obligatoire, ce qui suppose que plus de 95% du capital soit réuni en une seule main». Aussi personne ne demandait la radiation, sauf si elle résulte automatiquement d’un squeeze out. Comme les textes ne prévoient rien de précis sur la radiation, on en est réduit à raisonner par analogie avec les cas dans lesquels l’entreprise de marché peut prendre l’initiative de radier une société dont la cotation n’a plus de sens compte tenu de son très faible flottant.
A cet égard, Euronext Paris «est seule décisionnaire en la matière, depuis que l’AMF a perdu son droit d’opposition en 2007, mais il peut sembler anormal qu’une PME française qui s’estime prisonnière de la Bourse soit ainsi soumise au bon vouloir d’une multinationale américaine pour en sortir. Nous avons besoin d’une règle claire et sécurisée, assurant une fluidité tant à l’entrée qu’à la sortie de la Bourse», conclut ce juriste.
Plus d'articles du même thème
-
Les femmes conseillères en gestion de patrimoine font trop peu le pari de l'indépendance
Les femmes sont encore trop peu représentées dans le secteur du conseil patrimonial, particulièrement en tant que dirigeantes de cabinets. Une sous-représentation qui peut s'expliquer par leurs craintes de se lancer en indépendantes. -
Generali Investments recrute un commercial institutionnel à Francfort
Marc Homsy vient de rejoindre Generali Investments en tant que commercial institutionnel senior, annonce-t-il sur LinkedIn. Basé à Francfort, il couvrira les investisseurs institutionnels en Allemagne et en Autriche, aux côtés de Matthias Paetzel, responsable des ventes pour ces deux pays. Marc Homsy vient de Morgan Stanley Investment Management. Par le passé, il a travaillé pour Danske Bank, Danske Invest, Legg Mason, BNP Paribas Asset Management et ABN Amro Asset Management. -
BNP Paribas promeut Marco Citrini à la tête de Securities Services en Suisse
Marco Citrini a pris, le 1er novembre 2026, la direction des activités Securities Services de BNP Paribas en Suisse, à Zurich. Entré dans le groupe en 2001, il était notamment directeur adjoint de cette activité en Suisse. Il succède à Garrick Dean Smith, qui se consacrera au développement des relations avec les grands clients institutionnels helvétiques. Cette nomination accompagne le développement de l’offre du groupe destinée aux caisses de pension.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
HSBC AM cote un ETF Ucits exposé au secteur chinois de la robotique
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Toquées de toquantes
Longtemps cantonnés à la gent masculine, les garde-temps à complications séduisent de plus en plus les femmes. -
Le bon grain et l'ivraieRécession française : la consommation tient mais l’industrie plonge
Le PIB français a baissé de 0,1 % au troisième trimestre et la récession guette la France. Pourtant les ménages continuent de consommer malgré le choc pétrolier. C'est la débandade de l'appareil productif qui doit inquiéter -
« On n’a plus le temps » : comment Gérald Darmanin tente d'enterrer la primaire de la droite
Le ministre de la Justice estime qu’il est trop tard pour organiser la primaire défendue par Gabriel Attal et Michel Barnier, qui considère que le mois de février est « l’extrême limite ».