Publicis va payer 343 millions de dollars pour clore des poursuites liées aux opiacés aux Etats-Unis
Publicis a annoncé jeudi avoir conclu un accord financier avec les procureurs généraux des 50 États américains afin de clore les poursuites contre son ex-filiale Rosetta, mise en cause pour son rôle dans la promotion de médicaments à base d’opiacés.
«Cet accord de règlement nous permet de clore trois années de discussion, et se conclut par un paiement net de 148 millions d’euros», a indiqué le groupe publicitaire dans un communiqué.
Dans le détail, Publicis va débourser 343 millions de dollars mais le groupe sera indemnisé par ses assureurs à hauteur de 130 millions de dollars. En conséquence, il va passer une provision de 213 millions de dollars avant impôts dans ses comptes du quatrième trimestre qui, après impôts, correspond à un décaissement de 160 millions de dollars, soit 148 millions d’euros. Cette charge non récurrente n’a pas d’impact sur les objectifs financiers du groupe.
A lire aussi: Publicis dévoile son «système intelligent» pour gagner en productivité
Une filiale fermée il y a dix ans
La conclusion de cet accord «ne constitue en aucun cas une reconnaissance de faute ou de responsabilité. Nous nous défendrons, si nécessaire, contre tout litige que cet accord ne parviendrait pas à résoudre», a souligné le groupe.
A l'époque de son rachat par Publicis en 2011, Rosetta travaillait déjà avec des clients de l’industrie pharmaceutique produisant des traitements à base d’opiacés. «Son rôle s’est limité à la réalisation de services standard qu’une agence de publicité propose à ses clients, et ce, pour des produits qui sont à ce jour toujours prescrits aux patients», a également indiqué Publicis.
Le groupe a précisé avoir fermé l’agence trois ans après son rachat. L’accord a également permis de reconnaître «la bonne foi et l’attitude responsable et citoyenne de Publicis Health», a ajouté le groupe.
A la Bourse de Paris, l’action Publicis n'était pas pénalisée par ces annonces. Vendredi matin, elle montait de 0,7% dans un marché en hausse de 0,6%.
Plus d'articles du même thème
-
Le marché du gaz naturel livre ses paradoxes
Les cours du gaz naturel ne progressent pratiquement plus en Europe et en Asie depuis des semaines, grâce aux espoirs sur l’ouverture du détroit d’Ormuz et une demande jusque-là contenue. Les hedge funds font le pari d’une normalisation des prix au second semestre. Mais tous les analystes ne sont pas d’accord. -
Tesla règle à l’amiable certaines plaintes pour racisme aux Etats-Unis
Le constructeur de véhicules électriques vient de conclure un accord avec trois ouvriers qui l’accusaient de harcèlement et de discriminations raciales dans son usine de Fremont. -
Le projet de Bill Ackman pour Universal Music semble mort-né
Pershing Square, le fonds du milliardaire, a cédé pour 250 millions d’euros de titres de la major musicale et aurait mis en vente la totalité de sa participation après que son offre a été rejetée par Bolloré.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Résidents de la RépubliqueLa « nouvelle France », le poison identitaire de Jean-Luc Mélenchon
Avec ce slogan comme arme de mobilisation massive et la ville de Saint-Denis comme laboratoire à ciel ouvert, Jean-Luc Mélenchon croit avoir trouvé son « on est chez nous » d’extrême gauche pour 2027 -
Appel au calmePour Donald Trump, la sortie du bourbier iranien passe par une nouvelle trêve au Liban
La spirale de violence au Liban a convaincu le président américain de pousser à un nouveau cessez-le-feu, alors que Téhéran menace de mettre fin aux négociations avec Washington -
EditorialServitude, égalité, fiscalité : l'effroyable utopie de Thomas Piketty
Pour justifier une construction folle ciselée pour exalter l'internationale gauchiste, l'auteur célébré du Capital au XXIe siècle évoque une utopie. N'en croyez rien !