Publicis ravit à WPP le budget média géant de Mars
Le gain de ce compte dont la valeur est estimée à 1,7 milliard de dollars conforte la bonne dynamique du publicitaire français face à son principal concurrent.
Le spécialiste américain du snacking et de l’alimentation pour animaux de compagnie Mars a annoncé mardi soir avoir confié la gestion de son compte média mondial au publicitaire Publicis.
La valeur de ce compte, géré depuis 2022 par le britannique WPP, est estimée à 1,7 milliard de dollars, soit environ 1,5 milliard d’euros, selon le cabinet COMvergence. Après Coca-Cola et Paramount, il s’agit du troisième budget majeur ravi cette année par Publicis à WPP, qui a annoncé lundi que son directeur général depuis sept ans, Mark Read, quitterait l’entreprise à la fin de l’année.
L’action Publicis a progressé de 2,5% mercredi, à 98,84 euros.
85 millions d’euros par an
Pour le groupe français, qui sera notamment chargé des médias, de la production, des réseaux sociaux payants et du marketing d’influence de Mars, ce nouveau compte représentera un revenu net supplémentaire de 85 millions d’euros par an, selon JPMorgan. La banque d’affaires a ainsi relevé de 5% à 5,2% sa prévision de croissance organique du revenu net pour l’exercice 2026 de Publicis.
Mars, propriétaire des marques M&M’S, Ebly et Royal Canin, a mené au cours des six derniers mois une profonde réévaluation de ses agences partenaires. Dans ce cadre, le groupe a par ailleurs confié la gestion globale de ses relations publiques à Interpublic, tandis que le volet créatif reste piloté par Omnicom. Les publicitaires américains Interpublic et Omnicom doivent achever leur fusion d’ici à la fin de l’année.
Baptisé «One Mars», le nouvel écosystème publicitaire de Mars, qui sera donc recentré sur deux groupes publicitaires majeurs au lieu de trois auparavant, sera opérationnel en janvier 2026. Il couvrira six continents et plus de 70 marchés à travers le monde.
Le géant mondial de la musique a publié des résultats trimestriels décevants. Son action plonge de plus de 20% et entraîne dans son sillage celles de ses principaux actionnaires.
Les résultats du groupe français ont affiché une progression à deux chiffres au premier semestre et les dirigeants visent désormais une croissance organique comprise entre 8% et 10% pour l'ensemble de l'année.
Le spécialiste du divertissement a publié des résultats semestriels en hausse, tirés par l’acquisition de Tipico. L’intégration d’All3Media portera les comptes sur la deuxième partie de l’année.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps