Proudreed boucle le refinancement de sa titrisation immobilière
Proudreed a repoussé son mur de la dette. La foncière française, non cotée, a achevé ce mois-ci le refinancement de sa titrisation immobilière montée fin 2005. La Société Générale a arrangé un prêt hypothécaire de 114,5 millions d’euros à 7 ans, dont 80 millions ont été souscrits par Axa, le tout adossé à 31 actifs. La banque était déjà présente lors de la structuration du CMBS Proudreed Properties il y a neuf ans.
La titrisation arrivait à échéance en août 2014. Proudreed, dont la banque principale reste HSBC, en a profité pour élargir le champ de ses partenaires. Une première «tranche» de 220 millions d’euros a été refinancée au printemps par les banques allemandes Helaba et Deutsche Pfandbriefbank (Pbb), pour une maturité de 5 ans.
Le coût global, après couverture, du prêt SG/Axa atteint 3,45% par an. Celui du financement Pbb/Helaba s’élève à 3,6% malgré une maturité plus courte (5 ans). L’écart s’explique par un niveau de levier plus élevé apporté par les deux prêteurs allemands et par une nouvelle détente des conditions bancaires ces dernières semaines. En décembre 2013, Proudreed avait par ailleurs signé avec HSBC une ligne de crédit de 580 millions d’euros à 5 ans, dont 42 millions destinés à appuyer de nouveaux projets, pour une durée de 5 ans. Son coût global est d’environ 3,40%. Le groupe dispose enfin d’une centaine de millions d’euros de contrats de crédit-bail.
Au total, la foncière privée, qui gère un patrimoine de 2 milliards d’euros à 60% en région, aura renouvelé depuis fin 2013 la quasi-totalité de sa dette à des conditions équivalentes à celles de 2007. «Nous avons de la marge par rapport à notre business model, qui est bâti sur un objectif de coût de financement inférieur à 4%», se réjouit Maxime Giraud, directeur financier de Proudreed.
Avant de refinancer son CMBS, le groupe avait aussi poussé loin la réflexion sur l’intérêt d’un placement privé obligataire. Il y a renoncé. «Par rapport à la titrisation ou au placement privé, le prêt hypothécaire offre une souplesse de gestion très importante, explique Maxime Giraud. Nous avons un portefeuille assez dense, que nous faisons évoluer, et nous avons besoin d’interlocuteurs spécialisés dans l’immobilier qui puissent nous accompagner sur des cessions partielles ou des travaux».
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