Pouvoir d’achat : CMA CGM répond à l’appel du gouvernement
Quelques heures après TotalEnergies, CMA CGM annonce à son tour un coup de pouce au pouvoir d’achat des Français. Si le pétrolier augmente la ristourne appliquée dans ses stations-services autoroutières, l’armateur diminue de son côté les taux de fret des grandes enseignes de distribution hexagonale et de l’ensemble des importations dans les Outre-mer.
L’entreprise souhaite «contribuer à l’effort de modération des prix à la consommation pour les ménages français en concertation avec le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique qui veillera à la répercussion de ces mesures sur les prix des produits achetés par les Français», indique-t-elle dans un communiqué.
Concrètement, le logisticien réduira, à partir du 1er août et pour une durée d’un an, le coût de transport d’un conteneur de 500 euros si celui-ci est à destination des Outre-mer ou importé dans l’Hexagone par une enseigne de la grande distribution (supermarché, magasins d’ameublement ou de bricolage etc.). En France métropolitaine, la remise correspond à une baisse de prix d’environ 10% et de 10% à 20% pour les territoires ultramarins. Les contrats «spot» mais aussi ceux signés à long terme, sur des périodes de 6-18 mois, sont concernés.
Peu d’alimentaire
En métropole, les baisses de prix concerneront surtout des biens d’ameublement et l’électroménager «car la France importe peu de produits alimentaires par transport maritime», indique CMA CGM. Le groupe a aussi choisi de centrer la mesure sur les enseignes de distributions afin de s’assurer que l’économie profite bien aux consommateurs. Dans les Outre-mer, «la baisse des taux de fret devrait directement bénéficier au pouvoir d’achat des populations locales. L’État pourra contrôler la baisse des prix à la consommation des produits via le dispositif Bouclier Qualité/Prix (BQP).», précise le groupe.
CMA CGM n’a pas communiqué sur le coût total de ces mesures mais il devrait être du même ordre de grandeur que celui consenti par TotalEnergies. Pas de quoi fragiliser la situation financière du groupe qui voit son profit net s’envoler depuis l’éclatement de la crise sanitaire. Après 7,2 milliards de dollars au premier trimestre 2022, il pourrait approcher les 30 milliards sur l’ensemble de l’année si la tendance du début d’année se poursuit.
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