Pierre & Vacances se renforce dans les résidences urbaines sans alourdir son bilan

Le groupe rachète à Nexity les 50 % de leur filiale Citéa ainsi que 31 résidences. Les actifs seront ensuite cédés à Adagio, coentreprise détenue avec Accor
Olivier Pinaud

Pierre & Vacances se renforce habilement sur le créneau des résidences de tourisme urbaines. Le groupe a annoncé vendredi le rachat auprès de Lamy, une filiale de Nexity, des 50% du gestionnaire de résidences de tourisme Citéa qu’il ne détenait pas encore. Citéa gère en mandat 49 résidences deux étoiles. L’accord conclu avec Nexity prévoit également la reprise de 31 résidences supplémentaires (3.193 appartements) exploitées par Citéa. Dans un second temps, Pierre & Vacances cédera l’intégralité de Citéa à Adagio, la société spécialisée qu’il détient à parité avec le groupe Accor.

Créée en 2007, Adagio comptera ainsi 84 résidences, ce qui en fera le numéro un européen. Elle générera un volume d’affaires d’environ 160 millions d’euros, destiné à être plus que doublé à 330 millions en 2015, indique Pierre & Vacances, contre environ 100 millions d’euros actuellement. Des projets de développement sont à l'étude en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Russie et au Moyen-Orient, précise le groupe.

Pierre & Vacances ne donne pas le montant de la transaction qui devrait être finalisée fin juin. Mais selon les analystes de CM-CIC, «le budget final pour le groupe, post-cessions, est inférieur à 40 millions d’euros en valeur d’entreprise». Ce montage «permettra à Pierre & Vacances de conserver toutes les marges de manœuvre nécessaires au niveau de son bilan», apprécient les analystes. Fin 2010, la dette du groupe représentait environ 19% de ses fonds propres. La direction de Pierre & Vacances devrait revenir sur l’opération jeudi à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre.

«L’opération est stratégiquement intéressante car elle renforce la position européenne d’Adagio et accroît son exposition au marché en expansion des résidences de tourisme urbaines», soulignent pour leur part les analystes de Cheuvreux. En effet, ce concept offre une rentabilité meilleure que l’hôtellerie classique en raison de «services de meilleure qualité, une durée de séjour supérieure, un taux de remplissage plus élevé et des coûts d’entretien plus faibles», explique CM-CIC. Vendredi, l’action Pierre & Vacances a progressé de 1,55% à 54,36 euros.

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