Orpea restructure sa dette avec une première émission obligataire privée
Orpea poursuit la désintermédiation de sa dette. Le leader européen de la prise en charge de la dépendance (maisons de retraite et cliniques) vient de boucler sa première émission obligataire privée pour 193 millions d’euros. L’opération, arrangée par Crédit Agricole CIB, a été placée auprès d’institutionnels français (assureurs et mutualistes).
Cette obligation comporte deux volets. La tranche A de 65 millions d’euros, de maturité janvier 2018 (un peu plus de cinq ans), offre un coupon de 4,10%. La tranche B de 128 millions d’euros, de maturité mai 2019 (6,5 ans) offre un coupon de 4,60%.
Le groupe poursuit ainsi sa politique d’optimisation de sa structure financière après notamment le placement privé «Schuldschein» de 35 millions d’euros en mars 2012. Un processus de diversification initié en 2010 avec l’émission de 180 millions d’Oceane d’échéance 1er janvier 2016, offrant un rendement de 3,875%. «Nous avons la volonté de diminuer la part de notre dette bancaire, de 100% il y a trois ans et 80% aujourd’hui à 65% à court terme, explique Yves Le Masne, directeur général d’Orpea. Et nous allons continuer à émettre de l’obligataire, mais de plus faibles montants. En début d’année, nous avions regardé vers le marché obligataire américain, mais les taux étaient particulièrement élevés, autour de 8%, et une opération était difficile à mettre en place sans notation. Or, nous n’avons pas la volonté d’être noté». Orpea estime avoir une note entre «BBB» et «BB».
«Récemment nous avons été contactés par des investisseurs institutionnels, qui voulaient investir chez Orpea au regard de notre parcours et de la visibilité de notre activité, poursuit Yves Le Masne. Nous pouvons ainsi nous financer en dessous de 5% sans aucune garantie». Cet emprunt est soumis comme la dette bancaire à deux covenants: un ratio d’endettement (gearing retraité) inférieur à 2 (à 1,25 fin juin), et un ratio dette nette sur Ebitda inférieur à 5,5 (à 2,08 fin juin). Fin juin 2012, Orpea affichait une dette financière de 1,8 milliard d’euros.
«Cette émission sera consacrée en partie au refinancement de nos prêts relais», ajoute Yves Le Masne. Ces prêts se montaient à plus de 500.000 euros à la fin du premier semestre 2012. Le coût de la dette, de 4,5% fin juin, devrait baisser à la marge. Orpea vise 3,8% en 2015. En revanche, la maturité de la dette passera de 4 ans (hors prêts relais) à plus de cinq ans.
Plus d'articles du même thème
-
Mubadala envisage d’investir dans le fonds de son responsable du capital-risque
Ce dernier s’apprête à quitter l'entreprise l’année prochaine pour lever son propre fonds -
KKR signe sa première opération de continuation dans le crédit privé
Le gérant américain a structuré un véhicule de plus de 460 millions de dollars, avec AllianzGI comme investisseur principal, afin de transférer des actifs issus de son fonds de direct lending KKR Lending Partners III. -
PARTENARIATQuand la Chine transforme l'innovation robotique en industrie
La Chine dispose de plusieurs atouts pour jouer un rôle majeur dans cette nouvelle industrie. Son avantage ne repose plus uniquement sur la fabrication de composants.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Seine colèrePendant les violences, Emmanuel Grégoire met sa police municipale « aux abris »
Alors que la capitale fait face à des violences et des pillages, les 4 000 agents parisiens ont reçu consigne de rester cloîtrés dans leurs locaux lors des manifestations -
Ce qu’il faut savoir sur la cyberattaque dont a été victime la plateforme de cryptomonnaie Binance
Le géant mondial des monnaies virtuelles promet de combler sur ses fonds propres un braquage informatique sans précédent estimé à plus de six milliards de dollars -
Soupçons de détournement de fonds publics au Havre : pourquoi Edouard Philippe a été placé sous le statut de témoin assisté
Entendu ce jeudi dans l’enquête visant l’agglomération du Havre, le candidat Horizons a été placé sous le statut de témoin assisté. Il échappe ainsi à une mise en examen, mais cela ne constitue pas un non-lieu pour autant