Orpea part à la conquête du marché de la dépendance en Chine
La Chine, un pays d’avenir pour les acteurs de la dépendance. Lors de la présentation de ses résultats semestriels, Orpea, le leader français des maisons de retraite, n’a pas caché ses ambitions. Avec une explosion de la demande (45 millions de Chinois auront plus de 80 ans en 2025) et une offre très restreinte, le potentiel est immense. D’autant que les autorités chinoises sont très favorables à l’arrivée d’opérateurs étrangers.
«Le gouvernement allégera les formalités administratives et les coûts pour stimuler l’investissement étranger dans des structures de soins privées, comme il est commun dans les pays occidentaux», a déclaré le Premier ministre chinois le mois dernier. Une société détenue à 100% par des capitaux étrangers pourra donc développer des maisons de retraite.
Orpea est déjà en cours de création d’une Wofe (Wholly Owned Foreign Enterprise). Le groupe français se concentrera sur la grande dépendance, haut de gamme, avec des services adaptés à la culture et à la médecine chinoises, sans investir dans l’immobilier. Un développement qui devrait être fortement créateur de valeur. «Nous avons plusieurs projets entre 80 et 150 lits [notamment à Shanghai et à Pékin], pour un chiffre d’affaires de 4 à 10 millions d’euros par établissement, explique le docteur Jean-Claude Marian, président non exécutif. Nous espérons ouvrir le premier établissement en fin d’année prochaine; ensuite le rythme peut être assez rapide». Le forfait journalier pourrait atteindre 150 à 250 euros, contre 75 euros en moyenne pour le groupe aujourd’hui.
Les résultats d’Orpea n’ont pas déçu avec une marge d’Ebitdar (Ebitda avant charges locatives) historique à 26,9% (+140 points de base et +80 pb hors CICE). Lundi, Medica avait annoncé une hausse de 120 pb à 27,4%. Si le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) a permis un allègement net de 4,5 millions d’euros sur les charges sociales, il ne compense pas la hausse de 5,1 millions d’impôts complémentaires (+1,8 million de CVAE, 1 million de taxe sur les dividendes et 2,3 millions de non-déductibilité d’impôts), précise le directeur général,Yves Le Masne.
Pour 2013, le groupe maintient son objectif de hausse de 12% de son chiffre d’affaires à 1,6 milliard, (+14,3% au premier semestre). Les marges du second semestre devraient être assez proches de celles du premier semestre, traditionnellement elles sont mêmes supérieures, rappelle Orpea.
Plus d'articles du même thème
-
Adyen déçoit sur sa rentabilité et chute en Bourse
Le spécialiste des paiements a réduit sa cible de marge d'Ebitda pour cette année en dépit d'une hausse plus forte que prévu de ses revenus au troisième trimestre. -
Unilever mise sur l’effet prix pour maintenir la croissance de ses ventes
Le groupe de biens de consommation relève légèrement son objectif de croissance des volumes en 2026, d’environ 3% à au moins 3%, et vise une hausse de 5% du chiffre d’affaires au second semestre, au lieu d’une fourchette de 4% à 5%. -
Alan gagne la Sécu, et vise désormais les étudiants
L’assureur emporte le contrat santé d’au moins 150.000 personnes et gagne aussi le marché du département de l’Orne, illustrant à nouveau sa capacité à occuper aussi le terrain de la fonction publique territoriale.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Dette française : le piège de l’argument patrimonial
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
Contenu de nos partenaires
-
Le coût de la guerre en Iran pour les Etats-Unis ? 47 milliards de dollars
Le Pentagone a révélé au Congrès le montant de la campagne militaire de Donald Trump contre le régime iranien. La note est salée et continue de s'aggraver -
« Des résultats impressionnants » : le FMI félicite Javier Milei et lui accorde 900 millions de dollars de prêts
Après avoir ralenti l’inflation et réduit les dépenses publiques, Javier Milei a convaincu l’instance internationale de verser une nouvelle aide dans le cadre d’un programme de relance -
Tribune libreMarc Fesneau : « L'AMF est prise en otage par son président David Lisnard »
Dans une tribune à l'Opinion, le député MoDem Marc Fesneau dénonce le mélange des genres du maire de Cannes, candidat à sa succession à la tête de l'AMF et candidat à la présidentielle, et qu'il accuse de créer «les conditions d’une grande alliance avec le RN»