Numericable relève à 500 millions d’euros le montant de sa levée obligataire
Le dernier refinancement de dette de Numericable sur le marché obligataire a été bien reçu par les investisseurs. Alors que le câblo-opérateur avait initialement prévu d’émettre 410 millions d’euros, Numericable Finance a finalement levé en fin de semaine dernière 500 millions en deux tranches sur le marché primaire, «en profitant d’une demande globale 5 fois supérieure à ce montant», indique à L’Agefi un représentant de la société.
La première tranche de 275 millions dispose d’une maturité de 6 ans. Elle est assortie d’un coupon à taux variable, avec un niveau de spread fixé à 787,5 points de base au-dessus de l’Euribor. La deuxième tranche de 225 millions, qui vient à maturité en février 2019, offre un coupon fixe qui s’élève à 8,75%. A titre de comparaison, le groupe avait émis en février dernier une obligation senior de 360 millions d’euros, venant à maturité en 2019, à un taux fixe de 12,375%.
BNP Paribas, Citibank, Crédit Agricole, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs HSBC et Morgan Stanley ont participé à cette nouvelle émission «High Yield», notée B2 avec perspective stable par Moody’s. S&P a de son côté relevé vendredi de «négatif» à «stable» sa perspective sur la note B attribuée au groupe. Ce dernier pourra ainsi refinancer la majeure partie de ses échéances de dette jusqu’à fin 2015. A l’issue de cette opération, le montant exigible pour l’exercice 2014 passe de 475 millions à 77 millions d’euros, et de 249 millions à 177 millions l’année suivante.
Moody’s estime que le profit de liquidité de Numericable devrait rester adéquat, avec «une génération de cash-flow libre d’environ 100 millions d’euros attendue cette année», en priorité affectée à la réduction d’une dette nette de 2,4 milliards. En supposant un maintien de ce cash flow libre durant les 3 prochaines années, l’endettement net du câblo-opérateur serait alors ramené à environ 2 milliards d’euros fin 2015, soit 4 fois son excédent brut d’exploitation à cette échéance contre un niveau de 5,2 fois cette année.
Si le groupe a pu accroître sa marge de manœuvre financière grâce à cette levée de fonds obligataire, il lui restera ensuite à refinancer une échéance majeure de dette bancaire de 731 millions d’euros exigible en 2016, puis une autre de 469 millions à l’horizon 2017.
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