Nokia gagne du temps dans son rapprochement avec Microsoft

Le fabricant finlandais a signé un accord définitif de partenariat avec le géant américain. Les ventes du premier trimestre ont dépassé les attentes
Antoine Duroyon

Nokia compte sur Microsoft pour se relancer. Le groupe finlandais a annoncé hier la signature, en avance sur le calendrier prévu, d’un accord de partenariat stratégique avec le groupe américain. Objectif: faire de Windows Phone le système d’exploitation principal des smartphones Nokia.

Alors que le groupe de Richmond percevra des royalties pour l’utilisation de sa plate-forme, Nokia recevra pour sa contribution «des versements mesurés en termes de milliards de dollars», précise le communiqué. Cette transition devrait prendre environ deux ans, période durant laquelle Nokia entend «continuer de s’appuyer sur notre investissement dans notre plate-forme Symbian».

Ce pari est destiné à enrayer la dégringolade de Nokia sur le segment des smartphones. Avec 24,2 millions d’appareils écoulés au premier trimestre, soit une part de marché de 26%, le groupe est loin des 41% enregistrés un an plus tôt. Sa part de marché pour l’ensemble des téléphones mobiles a reculé dans le même temps de 33% à 29%, pour un volume global de 108,5 millions d’unités.

Les résultats du premier trimestre publiés hier ont néanmoins dépassé les prévisions. Le chiffre d’affaires a grimpé de 9,2% pour atteindre 10,4 milliards d’euros, là où Wall Street tablait sur 10,2 milliards. Le bénéfice net s’est replié moins fortement qu’attendu, cédant 1,4% à 344 millions d’euros. Une publication diversement interprétée par les investisseurs. L’action s’est repliée à l’ouverture avant de se reprendre et de clôturer en hausse de 0,42% à 5,96 euros.

A compter de ce mois, le PDG de Nokia, Stephen Elop, a mis en place une nouvelle structure opérationnelle, créant au sein de son activité de téléphonie mobile une division smartphones et autre dédiée aux modèles d’entrée de gamme. Le dirigeant prévoit en outre de réduire le recours aux prestataires externes et de supprimer des postes en recherche et développement. Pour l’année 2013, il anticipe une contraction des dépenses à hauteur d’un milliard d’euros.

A plus court terme, le courtier Hudson Securities anticipe pour les deuxième et troisième trimestres un chiffre d’affaires (mobiles, NSN et les services de géolocalisation Navteq) dans une fourchette comprise entre 9,6 et 10,4 milliards d’euros, le consensus se situant à 10,2 milliards. «Nous voyons cela comme un niveau de revenus encourageant vu qu’il montre que l’activité de Nokia ne s’effondre pas durant la période de transition», souligne le courtier du New Jersey.

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