Nokia continue à décevoir sur ses ventes
Des ventes trimestrielles décevantes ont affecté le cours de Bourse de Nokia et font peser une pression encore plus grande sur son directeur général Stephen Elop. Les investisseurs espèrent que la gamme de smartphones Lumia, bâtie sur le système d’exploitation Windows Phone de Microsoft, aidera le groupe finlandais à redorer son blason et à revenir sur les leaders Apple et Samsung. Mais pour l’instant les progrès ne sont pas aussi rapides que les analystes le pensaient.
L’action a perdu jusqu'à 6,8% pour finalement se replier de 2,78 euros à 3,01 euros. Nokia a livré 7,4 millions de Lumia au deuxième trimestre, soit une hausse de 32% par rapport au trimestre précédent. Mais les analystes interrogés par Reuters anticipaient un volume de 8,1 millions. Les ventes de téléphones mobiles classiques, qui représentent encore plus de la moitié du chiffre d’affaires tiré des matériels, ont elles aussi déçu, avec 53,7 millions d’unités vendues contre 56,2 millions attendus. Cela représente un recul de 4% par rapport au trimestre précédent. Au total, les ventes du deuxième trimestre ont fondu de 24% à 5,7 milliards d’euros contre un consensus Bloomberg à 6,4 milliards.
Pendant ce temps, même s’il compte réduire ses coûts de 1,5 milliard d’euros d’ici à la fin de l’année contre un précédent objectif d’un milliard d’économies, Nokia continue à brûler du cash. Le groupe finlandais affiche une trésorerie nette de 4,1 milliards d’euros à fin juin contre 4,5 milliards fin mars 2013. Il continue à s’enfoncer dans la catégorie spéculative après que S&P a encore dégradé d’un cran sa note le mois dernier. L’agence a pris sa décision en raison de l’annonce du rachat, pour 1,7 milliard d’euros, des parts de Siemens dans la société commune Nokia Siemens Networks. Du moins celle-ci a amélioré sa rentabilité: la marge opérationnelle de NSN a été de 11,8% contre 7% au premier trimestre.
Nokia a lancé plusieurs combinés cette année, dont un téléphone à 15 euros et les nouveaux modèles Lumia. Quoique remarqués par les professionnels, ces appareils peinent à modérer l’engouement exercé par les combinés fonctionnant sous Android, le système d’exploitation de Google, et sous iOS, celui d’Apple. Ces deux systèmes représentent plus de 90% du marché mondial des smartphones, alors que les combinés Windows Phone n’ont que 3% environ, selon un rapport du cabinet spécialisé IDC publié en mai.
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