Moneta et l’Adam demandent à relever le dividende d’Altamir Amboise

Ils viennent de déposer un projet de résolution pour l’AG du 29 mars, afin que le dividende ordinaire passe de 0,20 à 1 euro
Bruno de Roulhac

Du rififi chez Altamir Amboise. La résolution de la société de private equity à l’AG du 29 mars 2012 prévoyant de limiter le dividende versé aux actionnaires ordinaires à 0,20 euro, «soit 6% du résultat net, après trois années sans aucun dividende, n’est pas acceptable», fustige Colette Neuville, présidente de l’Adam (Association de défense des actionnaires minoritaires) . Les actionnaires de préférence, toucheront 152,73 euros par action B.

Aussi, Moneta AM, qui détient 9,76% des actions ordinaires de la société, et l’Adam, viennent de demander à Maurice Tchenio, gérant commandité d’Altamir Amboise, d’inscrire une nouvelle résolution prévoyant de relever le dividende à 1 euro. Les demandeurs invoquent le résultat net social 2011 de 120 millions d’euros et la trésorerie nette de 132 millions.

Si Altamir Amboise a déjà précisé que «la politique de distribution de dividende pour les actionnaires commanditaires est identique à celle des porteurs d’actions B et de l’associé commandité telle qu’elle résulte des statuts, soit 20% du résultat retraité», Colette Neuville conteste cette interprétation, les statuts de la société disposant seulement que «le solde du bénéfice distribuable revient aux actionnaires [commanditaires]».

Plus largement, Moneta AM et l’Adam critiquent la stratégie de croissance du groupe «qui n’a pas de sens s’agissant d’un fonds d’investissement, a fortiori quand cela le conduit à sortir de son métier d’origine, à savoir l’investissement dans des midcaps françaises». De fait, Altamir Amboise n’investit pas directement mais dans des fonds d’Apax. Surtout, l’accroissement des fonds propres, de 12 millions en 1995 à plus de 300 millions fin 2011 «bénéfice à la gérance et aux associés commandités dont les statuts prévoient que leur rémunération soit directement et indirectement liée à la masse du capital social et des fonds propres», expliquent les requérants.

Or, pour ces deux actionnaires, cette stratégie explique l’ampleur de la décote du titre Altamir par rapport à son actif net réévalué (ANR). Fin 2011, l’ANR ressortait à 12,1 euros, soit une décote de plus de 50% fin 2011, et de 40% actuellement.

Reste à Moneta et à l’Adam à convaincre les autres actionnaires, essentiellement des gestions. Si le quorum n’est que de 47,7% comme l’an dernier, avec 24,72% du capital, Maurice Tchenio et les associés d’Apax n’auront aucun mal à rejeter cette résolution. Moneta pourrait aussi demander en AG un siège d’admnistrateur.

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