Mitsubishi investira jusqu'à 200 millions d’euros dans l’entité électrique de Renault
Le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors a annoncé mardi sa volonté d’investir jusqu'à 200 millions d’euros au capital d’Ampere, la future entité de véhicules électriques et de logiciels de Renault.
Nissan, l’autre partenaire de Renault au sein de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, s’est de son côté déjà engagé à investir jusqu'à 600 millions d’euros. Fin 2022, Qualcomm avait également annoncé son intention de participer.
Pour l’heure, la part du capital d’Ampere que détiendront Mitsubishi et Nissan à la suite de leurs investissements n’est pas connue.
Rendez-vous mi-novembre
Renault tiendra le 15 novembre une journée investisseurs dédiée à Ampere, qu’il prévoit d’introduire en Bourse au premier semestre de l’année prochaine. A cette occasion, le directeur général de Renault, Luca de Meo, «présentera la stratégie d’Ampere et ses objectifs financiers à moyen terme».
L’entité, qui devrait employer 10.000 personnes, vise un flux de trésorerie opérationnel positif en 2025 et une marge opérationnelle de 10% en 2030. A cet horizon, le pôle espère vendre 1 million de véhicules électriques par an, soit environ dix fois plus que les ventes de véhicules électriques à l'échelle du groupe en 2021.
A lire aussi : Stellantis se lance dans la guerre des prix de l'électrique avec la Citroën ë-C3
Plus d'articles du même thème
-
Le retard européen dans les véhicules électriques n’est pas irrémédiable
Longtemps plus un marché d'offre que de demande, le véhicule électrique gagne en intensité en Europe. Mais cette accélération de la demande pour les modèles électrifiés sur le Vieux Continent a jusqu’à présent servi les intérêts des grands constructeurs chinois. -
L'automobile européenne cherche encore la bonne route vers la diversification
Leurs surcapacités de production poussent les groupes automobiles européens à explorer le relais de croissance que peut constituer la défense. Or, pour ces champions des grandes séries, la tâche est moins aisée qu'il n'y paraît. -
L'équation à haut risque des restructurations de constructeurs automobiles
Confrontés à des surcapacités croissantes sur les continents, plusieurs constructeurs européens font le choix de réduire leurs empreinte industrielle. Un choix qui n'est pas sans risque dans une industrie aux coûts fixes élevés. D'autant que les marges de manœuvre ainsi dégagé ne vont pas forcément ne sont pas toujours réinjectées dans le financement du renouvellement des plateformes, des logiciels ou les technologies de batteries.
ETF à la Une
Schroders crée le poste de responsable du développement ETF pour la France, la Belgique et le Luxembourg
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
Contenu de nos partenaires
-
L'Odyssée de l'IAXavier Boileau (Oliver Wyman) : « Tout “souverainiser” coûte très cher, ne rien “souverainiser” crée une dépendance dangereuse à terme »
Le cabinet de conseil Oliver Wyman a publié des enquêtes « IA Agentique » auprès de 200 dirigeants de grandes entreprises en août 2026 -
Palestine : Mahmoud Abbas repousse les législatives d’une année, une présidentielle convoquée pour septembre 2027
Pour justifier sa décision, la présidence palestinienne évoque des « obstacles imposés par les mesures israéliennes qui empêchent la tenue des élections à la date initialement prévue ». L’Autorité palestinienne veut aussi « créer des conditions politiques, sécuritaires et concrètes appropriées afin de garantir des élections libres, équitables et inclusives » -
Intelligence artificielleLes 100 qui font l'IA en Europe (2026) : les constructeurs
Avec le cabinet de conseil Oliver Wyman, l'Opinion révèle les 16 personnalités de l'IA de la catégorie « constructeurs ». Ils se sont distingués cette année par leur influence sur l'essor de l'IA