L’Europe s’accorde sur une réduction de sa consommation de gaz
Les pays membres de l’Union européenne sont parvenus à s’entendre sur une baisse de la demande de 15% cet hiver. L’accord, qui n’est pas obligatoire à ce stade, prévoit de nombreuses exceptions.
Publié le
Johann Corric
Les ménages ne devraient pas être affectés par la réduction de consommation.
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Crédit SK/Pixabay
L’objectif de l’accord est de permettre aux pays membres de mettre en œuvre des stockages de gaz avant l’hiver afin de prévenir d’éventuelles coupures des livraisons de gaz russe. La baisse de 15%, prévue entre le 1er août 2022 et le 31 mars 2023, se rapporte au niveau de consommation moyen de chaque pays au cours des cinq dernières années.
Obligatoire en cas d’urgence
L’accord prévoit une mise en œuvre de ces économies de manière volontaire par les Etats. Elle pourrait devenir obligatoire en cas d’urgence.
Toutefois, «même si les pays de l’UE feront de leur mieux pour atteindre ces réductions, le Conseil a spécifié des exemptions et des possibilités de demander des dérogations», précise le communiqué.
Les pays qui ne sont pas interconnectés aux réseaux gaziers des autres Etats membres ou ceux qui sont très dépendants du gaz pour la production d’électricité et dont le réseau électrique n’est pas synchronisé avec le système européen d’électricité sont ainsi exemptés de l’aspect obligatoire de l’accord.
Les pays qui disposent d’interconnexions limitées et/ou ceux qui ont dépassé leurs objectifs de stockage pourront aussi demander une dérogation.
Le Conseil de l’UE s’est entendu pour que les réductions de consommations épargnent les ménages et les services jugés «essentiels pour le fonctionnement de la société comme les entités critiques, la santé et la défense».
Cette dégradation de la balance commerciale résulte de l’achat d’hydrocarbures à des prix plus élevés, qui n’est pas compensé par l’augmentation des exportations d’électricité ou de produits raffinés.
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